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Tshisekedi traite Kabila de « peureux » en l’accusant de donner une « coloration congolaise » à l’agression
Devant les membres de l’Union sacrée, Félix Tshisekedi a vivement attaqué son prédécesseur Joseph Kabila, qu’il accuse d’avoir rejoint la rébellion contre la République démocratique du Congo. Tout en affirmant que la situation sécuritaire reste sous contrôle, le chef de l’État assure que les FARDC poursuivent leur montée en puissance.
RETOURNER LES CANONS CONTRE LE PAYS
Félix Tshisekedi hausse le ton contre Joseph Kabila. Devant les membres de l’Union sacrée, le président de la République a accusé son prédécesseur de s’être engagé aux côtés de la rébellion, lui reprochant de « retourner les canons » contre son propre pays.
« Pour le peu que j’ai eu à le pratiquer, je peux vous assurer que Joseph Kabila est un peureux. Et là, il doit se demander s’il a fait un bon choix », a lancé le chef de l’État, dans une charge particulièrement virulente contre l’ancien président.
Pour Félix Tshisekedi, la sortie de l’ombre de Joseph Kabila serait le résultat des pressions exercées sur le Rwanda, notamment avec les sanctions et la pression militaire congolaise. Il estime que son prédécesseur aurait ainsi été contraint de s’exposer pour donner une « coloration congolaise » à l’agression dont la RDC se dit victime.
TSHISEKEDI AFFICHE SA CONFIANCE DANS LES FARDC
Au-delà de cette offensive politique, le chef de l’État a voulu rassurer sa famille politique sur l’évolution de la situation sécuritaire. Il affirme que celle-ci demeure « sous contrôle », malgré la persistance des infiltrations.
Félix Tshisekedi dit également garder confiance dans les FARDC, qu’il assure avoir reprises en main. Il estime que son armée monte progressivement en puissance face aux défis sécuritaires.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions autour du rôle attribué à Joseph Kabila dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays. En accusant ouvertement son prédécesseur de s’être rangé du côté de la rébellion, Félix Tshisekedi durcit davantage le ton et place cette confrontation sur le terrain de la souveraineté nationale.
Entre accusation de trahison, pression sur Kigali et confiance affichée dans l’armée, le président Tshisekedi entend ainsi défendre la riposte de son pouvoir face à l’agression, sur fond de mobilisation des rangs de l’Union sacrée autour de la défense de la République.
Jérémie ASOKO