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Tanganyika : la FAO améliore la sécurité alimentaire des ménages retournés dans les villages de Nyunzu
dans des villages Mikimbo, Ngombe-Muana, à Kiri dans le territoire de Nyunzu dans la province de Tanganyika, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) travaille dans le cadre du projet d'accès équitable aux ressources économiques et naturelles aux communautés twa et bantu pour la cohabitation pacifique. Dans presque tous les villages du territoire de Nyunzu visités l'organisation onusienne a aidé les communautés à se relever et amélioré la sécurité alimentaire en luttant contre la malnutrition.
À Mukibo, la FAO a accompagné un champ communautaire pour renforcer les liens entre les twa et le bantu qui ont regagné leur village après un long moment des conflits qui avaient secoué cette partie du territoire de Nyunzu. 30 ménages avaient 3 hectares pour cultiver le manioc. Le club Dimitra était un cadre créé pour priviligier le dialogue entre les communautés, résoudre les problèmes en trouvant les solutions au nom de la cohabitation pacifique.
Avec la première récolte, confie un bénéficiaire : "après la vente, nous avons ouvert une pharmacie". La FAO, poursuit-il: " a contribué à la formation sur les bonnes pratiques agricoles et le suivi, le don des outils aratoires et le maraichages.
Pour Faila Kakudji, une autre bénéficiaire : " nous sommes heureux de l'atmosphère actuelle dans notre village. La FAO nous a accompagnés à faire des cotisations pour avoir le champ communautaire qui nous permet d'avoir des moyens pour subvenir aux besoins de nos foyers. Lors des récoltes, le partage des biens s'est fait équitablement entre les twa et les bantu. Nous souhaitons que cette paix soit pérenne pour l'harmonie dans notre village".
Elle relève dans la foulée les difficultés auxquelles les ménages font face : le problème d'eau potable, la diversification de ressources en développant l'élevage de chèvres et boucs car ils avaient tout perdu pendant les conflits.
Tandis qu'à Ngombe-Mwana, la FAO a aidé la communauté sur sa demande à cultiver, sur 3 hectares, dans le cadre du Fonds de consolidation de la paix, le manioc et les avocatiers pour la consommation et la vente et une unité de miellerie.
LA RECOLTE DE KIHI, UNE FIERTE POUR LA FAO
Dans le cadre de la lutte contre la faim au village Kihi, à 6 km de Nyunzu, la FAO a organisé une récolte au site maraicher de Kihi composé des aubergines, tomate, chou, ciboulette et autres. Pour Jonas de l'association de paysans de Kihi : " depuis le mois de janvier de cette année, la FAO est venue nous sensibiliser pour résoudre les problèmes de malnutrition et renforcer la résilience économique et puis elle nous a encadrés jusqu'à ce que nous ayons eu des résultats.
Donc, ajoute-t-elle : " 93 ménages ont bénéficié d'un hectare et demi pour améliorer la sécurité alimentaire de ces ménages. Nous sommes déjà à la deuxième récolte. La première nous a permis d'acheter une chèvre pour l'élevage. La deuxième servira à.la vente, la consommation et la prochaine saison".
PRODUIRE 100 LITRES DE MIEL PAR MOIS
La miellerie de Nyunzu est programme de résilience exécuté par la FAO et le PAM. Pour ce faire, 100 litres de miel sont produits chaque mois. Les petits exploitants travaillent en synergie et amènent leurs stocks à la miellerie pour le traitement, la filtration, la maturation, la purification et la mise en bouteille pour la commercialisation, explique Raymonf Nkiengi de FAO/Nyunzu. Celui-ci ajoute que cette innovation permet aux petits exploitants d'écouler rapidement le miel de bonne qualité. Car la cueillette du miel posait beaucoup de problèmes pour les peuples autochtones. "C'est pourquoi nous avons commencé par leur apprendre l'apiculture pour améliorer leur production", relate-t-il.
Pour sa part, Jean-Louis, bénéficiaire de la miellerie confie: " la FAO nous a doté d'équipements nécessaires pour améliorer notre travail et nous a formés sur la levée du miel. Ça été bénéfique pour nous. Nous avons commencé avec 60 litres en 2022, 80 litres en 2023 et 100 litres mensuels en 2024. Cette progression nous procure une joie immense parce que nous arrivons à écouler rapidement nos marchandises".
Mathy Musau