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Suite à la pluie du mercredi dernier : Une tête d’érosion coupe la voie ferrée au village Bikuanga, au Kasaï-Central
Une situation critique a été signalée au village de Bikuanga, situé à seulement 2 kilomètres de la gare de Benaleka, dans le territoire de Demba, au Kasaï-Central, où une tête d’érosion a coupé en deux les rails de la Société nationale des chemins de Fer du Congo (SNCC), cela dans la nuit du mardi 05 au mercredi 06 novembre dernier, lors de pluies diluviennes.
Ce phénomène climatique a engendré des conséquences désastreuses pour le transport ferroviaire dans la région, affectant non seulement la circulation des trains, mais également la sécurité des infrastructures ferroviaires. Les fortes précipitations, qui ont arrosé cette partie du Kasaï-Central, ont causé des torrents d’eau capable de déstabiliser le sol environnant. On rapporte que la terre, saturée d’eau, n’a pas pu supporter la structure des rails, entraînant leur rupture en plusieurs segments.
Selon les propos du coordonnateur territorial de la Nouvelle société civile Congolaise (NSCC) à Demba, recueillis par Forum des as, cet événement a non seulement immobilisé les trains, mais pourrait également déclencher une crise économique menaçante si des mesures immédiates ne sont pas mises en place.
« La SNCC joue un rôle essentiel dans le transport des marchandises et des passagers à travers la province et au-delà, et la rupture des services ferroviaires pourrait interférer avec la chaîne d’approvisionnement et l’acheminement des produits essentiels », indique Marcel Masanka.
Cette coupure des rails survient alors que la province tente de relancer son économie après des années d’instabilité et de défis infrastructurels. Les acteurs économiques locaux, notamment les agriculteurs et les commerçants, dépendent fortement du transport ferroviaire pour expédier leurs produits vers les marchés urbains. L’interruption des services ferroviaires pourrait conduire à une surabondance de biens dans les zones de production, entraînant ainsi une chute des prix et, par ricochet, un impact négatif sur les revenus des producteurs.
De plus, les voyageurs réguliers empruntant ce trajet se retrouvent dans une position précaire, n’ayant pas d’alternative de transport afin de rejoindre leurs destinations. Face à cette problématique, le coordonnateur de la NSCC appelle à une réaction rapide de la part du gouvernement provincial et de l’État central. Il a souligné la nécessité d’une évaluation d’urgence de la situation afin de mettre en place un plan d’action pour réparer les rails et garantir la sécurité des lignes ferroviaires.
Félix Mulumba Kalemba