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Sœur Céline Pembe : un modèle de vie consacrée au Seigneur
Religieuse de la Congrégation des sœurs de charité de Jésus et de Marie, affectée actuellement à Maduda, au Kongo Central, Céline Pembe vient de totaliser 50 ans de vie religieuse. Une messe d’action de grâce a été concélébrée par l’évêque du Diocèse d’Idiofa, Mgr José Moko et le provincial Joseph Ntumba, le dimanche 21 août 2022, au Musée national de Kinshasa, à Lingwala pour communier avec certains membres de sa communauté, sa famille biologiques ainsi qu’avec des amis et connaissances. Pour bon nombre de ceux qui l’ont côtoyée, cette première fille Lele est et restera une icône et un modèle de vie consacrée au Seigneur.
Partie du toit familial pour le couvent le 7 août 1969 (à l’âge de 19 ans), la Révérende sœur Céline Pembe, 72 ans actuellement, a, pendant 50 ans de vie religieuse, maintenu sa vocation. Elle a prouvé son engagement et son attachement au Seigneur. Un parcours qu’elle qualifie de «grâce». La grâce de Dieu, insiste-t-elle, d’autant qu’il n’y a pas eu que des roses. Certes, Sr Céline Pembe a connu le haut et le bas. Ce fut également l’opportunité pour elle de transcender divers obstacles durant ce cinquantenaire au service de Dieu. Mais elle n’a pas perdu sa foi. «50 ans de vie religieuse : c’est une grâce» «J’ai traversé des moments de joie et de peines. Au Noviciat, j’ai perdu mes proches. Terrassée par une maladie, en 1972, avant de faire mes premiers vœux, j’ai failli laisser ma peau. J’avais même reçu les derniers sacrements.
Mais Dieu m’a aidée. Je pense que ce n’était pas le moment», a déclaré cette première religieuse du Doyenné de Mapangu (ex Brabanta), diocèse d’Idiofa.
Dans son homélie, l’abbé Joseph Ntumba, a relevé les qualités exceptionnelles de cette religieuse qui a parcouru diverses provinces de la RDC comme missionnaire au service des autres. Elle a souligné que les gens qui ont choisi de suivre Dieu sont appelés à suivre le chemin des sacrifices, et donc la petite porte qui mène vers Dieu.
Ainsi, il faut abandonner le péché, l’immoralité, le mensonge pour suivre christ. «La sœur Céline Pembe a accepté de suivre Christ par la petite porte. Elle a donné sa vie à Jésus à travers les sœurs de charité de Jésus et de Marie. Elle a persévéré dans sa vie de consacrée. Elle pouvait aussi se marier, avoir aujourd’hui des enfants et des petits-fils mais, elle a choisi le chemin de la chasteté pour l’honneur de Dieu ».
Sr Céline Pembe a opté pour la pauvreté, l’obéissance pour la gloire de Dieu et servir les gens. Merci pour la persévérance dans la vie consacrée ». Elle a reconnu que la vie religieuse est une vie difficile parce que c’est une vie communautaire où les gens des différents caractères se côtoient (toutes les provinces : universalité et interculturalité). Chaque personne doit se sacrifier et obligée d’abandonner sa culture d’origine. C’est dans l’humilité qu’il faut accepter de composer avec les autres, d’être avec les autres », a-t-elle reconnu.
« La sœur Céline a fourni des efforts pour s’effacer et laisser les autres cultures vivres. Allez vivre dans le Kongo Central, manger la chikwangue qu’elle ne mangeait pas chez les Bashilele. C’est le sens de la vie communautaire, l’acceptation de soi et de l’autre. Mais dans la persévérance, elle a su tenir», a souligné l’officiant.
De la province du Kasaï, au Kasaï Central et Oriental, en passant par le Katanga et le Kongo Central et la capitale Kinshasa, la sœur Céline a offert ses services dans divers domaines (éducation, santé et autres).
Intervenant dans la séquence des témoignages, une des sœurs de sa congrégation a également fait savoir que «celle qu’on appelle affectueusement «Ya Cé est une icône, un symbole, et surtout une pionnière qui sait parfaire le chemin en vue de l’installation de nouvelles communautés pour la gloire de Dieu et le salut des hommes, car la grâce de Dieu est en elle ».
«J’ai rencontré des gens et chaque fois que je quittais, c’est tout le monde qui pleurait. Cela veut dire que partout où je suis affectée, je suis très bien avec tout le monde. En tant que missionnaire, partout où la congrégation m’envoie, je me donne à cœur comme si c’était mon dernier apostolat. C’est la vie que j’ai choisie. Et c’est la grâce de représenter la congrégation partout», raconte toute souriante, la sœur Céline.
C’est dans cette optique qu’elle est considérée aujourd’hui comme un modèle à suivre pour celui qui ou celle qui tient à être fidèle à sa mission de consacrée pour le Christ. Aux jeunes filles, elle donne un message d’espoir : «se marier c’est bien, mais servir le Seigneur c’est mieux. Il faut avoir beaucoup de courage dans la vie religieuse. Quand Dieu appelle, Il donne la force de les montagnes ».
Célébrer le jubilé, c’est célébrer la fidélité de Dieu à notre égard. Lui qui m’a rappelée, m’accordée la grâce de me tenir debout jusqu’à ce jour. Nous magnifions et nous exaltons son nom en compagnie de la Vierge Marie notre mère qui m’a soutenue dans cette vie grâce à ses conseils et son exemple de disponibilité et qui fait de moi votre représentante partout où la congrégation m’envoie». Dina BUHAKE