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Socof et Fast Congo signent un contrat d’affermage
La Société congolaise de fibre optique (SOCOF) et la société privée Fiber Access Service Technology Congo (Fast Congo) ont signé, hier lundi 14 mars, un contrat d’affermage pour la maintenance et l’exploitation du réseau à fibre optique sur l’axe Moanda-Kinshasa.
La ministre d’Etat en charge du Portefeuille Adèle Kayinda et le ministre de Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC) Augustin Kibassa Maliba ont respectivement représenté la partie congolaise (SOCOF) et la poste. L’opérateur privé Fast Congo, quant à lui, a été représenté aussi bien par son directeur général François-Xavier Kabemba, que par les représentants de ses deux sociétés actionnaires que sont Paratus et GBS.
«La cérémonie de ce jour revêt une importance capitale pour notre pays, parce que l’étude sur l’impact économique du projet CAB 5 avait indiqué que le déploiement du réseau de Fibre optique aura un impact positif important sur l’emploi et la croissance économique du pays. J’exhorte ainsi la SOCOF et Fast Congo à faire en sorte que l’engagement que nous prenons aujourd’hui à travers ce partenariat public-privé soit une réussite et un modèle pour tous les autres qui se mettront en place dans l’avenir», a déclaré la ministre du Portefeuille.
Aussi, Adèle Kayinda a-t-elle demandé au Conseil d’administration et à la direction générale de la SOCOF de réfléchir sur un plan stratégique de développement pouvant permettre d’étendre, dans un délai de cinq ans, le réseau à fibre optique sur d’autres tronçons de l’espace économique national.
Un réseau Internet haut débit et à moindre coût
Pour le patron de PT-NTIC, la signature de ce contrat d’affermage est un pas de géant qui rentre dans le cadre de la volonté politique exprimée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, de réduire la fracture numérique et de relier les différents coins du pays par un réseau internet haut débit et à moindre coût.
Le contrat que viennent de signer SOCOF et Fast Congo a une durée de 15 ans. Dans ses obligations, cette dernière devra mettre en place les infrastructures nécessaires, assurer le financement des équipements actifs, l’entretien, la maintenance du réseau, ainsi que la commercialisation de ses services auprès des entreprises de télécommunications et des fournisseurs d’accès internet.
«Fast Congo va, dans les jours qui viennent, suivre l’ensemble du processus de mise en route du projet et mettre en place les différentes étapes qui nous conduiront successivement à la date d’entrer en vigueur du contrat, à la réunion de réalisation du contrat et à l’installation des équipements actifs qui permettront l’allumage effectif du réseau de fibre optique pour la fin de cette année et sa commercialisation et la maintenance», a déclaré le DG de Fast Congo.
Pour rappel, la construction du réseau à fibre optique Kinshasa-Moanda a été financée par la Banque mondiale. Le 25 juillet 2014, un accord de financement relatif à la mise en œuvre de la cinquième phase du programme régional des réseaux de télécommunications haut débit en Afrique centrale intitulée «Projet CAB 5» fut signé entre le gouvernement congolais et la Banque mondiale.
C’est ainsi que, conformément à cet accord, la SOCOF a été créée comme propriétaire de ce réseau à fibre optique. Au terme du même accord, l’exploitation de cette fibre optique devrait être assurée par un opérateur privé spécialisé dans le secteur à travers un contrat d’affermage. Après un appel d’offre, Fast Congo a été retenue.
Installé en RDC depuis plusieurs années, le réseau à fibre optique, axe Kinshasa -Moanda, n’est pas opérationnel à ce jour. Pour être allumé et commercialisable, il a besoin de l’expertise et des équipements actifs nécessaires. Ceci explique donc cela.
Orly-Darel NGIAMBUKULU