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Selon une récente étude, L’écureuil serait un réservoir probable du virus de la mpox
Selon une étude récente, des chercheurs ont identifié l’écureuil à pattes rousses comme un réservoir naturel probable du virus de la variole du singe (MPXV). Cette découverte, réalisée par un consortium international coordonné par l’Institut Helmholtz en Allemagne, documente pour la première fois une transmission directe entre espèces animales sauvages.
Les implications pour la santé publique en Afrique sont jugées préoccupantes. La raréfaction du gros gibier incite certaines communautés à se tourner davantage vers les petits rongeurs comme source de protéines, ce qui accroît le risque d’exposition humaine et de transmission zoonotique. Les chercheurs appellent à renforcer la surveillance de la faune, les capacités de diagnostic sur le terrain et la coopération entre santé humaine, santé animale et santé environnementale, dans le cadre de l’approche «Une seule santé», afin de réduire le risque de nouvelles émergences.
La mise en évidence d’un passage direct du virus de la variole du singe entre espèces animales relance les inquiétudes sur les risques de transmission zoonotique en Afrique. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont analysé une épidémie mortelle survenue début 2023 chez des mangabeys enfumés dans le parc national de Taï, en Côte d’Ivoire. Le séquençage génomique a révélé que le virus infectant ces primates était quasi identique à une souche isolée sur un écureuil retrouvé mort douze semaines plus tôt à proximité.
CONTAMINATION
L’enquête a permis d’élucider le mécanisme de la contamination. L’analyse d’échantillons fécaux du primate a montré la présence simultanée d’ADN viral et d’ADN d’écureuil, indiquant que les mangabeys avaient consommé le rongeur infecté, une voie probable de transmission directe du pathogène. Cette percée scientifique étaye des soupçons épidémiologies anciens. Si des écureuils étaient considérés comme réservoirs potentiels depuis 1985 en République démocratique du Congo, aucune preuve formelle de leur rôle actif dans le déclenchement d’une transmission entre espèces en milieu naturel n’avait été établie jusqu’à présent.
L’étude a été menée par un consortium international associant des chercheurs ivoiriens, allemands, britanniques et français. Au sein de l’Institut Helmholtz pour «Une seule santé», elle a mobilisé des équipes spécialisées en écologie et émergence des zoonoses, écologie des communautés évolutives et évolution des agents pathogènes.
Fyfy Solange TANGAMU