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Sanctions OFAC contre Joseph Kabila : le PPRD Diaspora dénonce une tentative d'assassinat politique et dangereuse pour la souveraineté congolaise
COMMUNIQUÉ DU PPRD DIASPORA
1. Le PPRD Diaspora lève sa très vive protestation contre la décision de l'OFAC, bureau du Trésor américain chargé des sanctions économiques et financières, visant le Président honoraire de la République, Joseph Kabila Kabange. Cette mesure unilatérale, illégitime et juridiquement contestable ne peut être présentée comme une décision de justice. L'OFAC n'est pas une juridiction. Il ne juge pas, n'organise pas de procès public, n'entend pas les parties dans un débat contradictoire et ne rend pas de verdict pénal. Une sanction financière américaine ne constitue donc ni une condamnation judiciaire, ni une preuve de culpabilité, ni une vérité établie devant une instance indépendante. Le PPRD Diaspora rejette toute tentative de transformer une procédure administrative étrangère en instrument de condamnation politique.
2. Pour la communauté internationale, les rapports du Groupe d'experts des Nations unies transmis au Conseil de sécurité demeurent la référence centrale en matière de paix, de sécurité et de groupes armés en RDC. À ce jour, aucun élément public, clair et contradictoirement établi par ces mécanismes ne permet de présenter Joseph Kabila comme organisateur, financier ou commanditaire d'une e.ntreprise armée. En endossant le narratif du pouvoir de Kinshasa, les États-Unis affaiblissent gravement leur crédibilité comme médiateur. Le PPRD Diaspora considère qu'une médiation qui se transforme en alignement politique cesse d'être équilibrée. Washington prend le risque d'apparaître non plus comme un facilitateur impartial, mais comme un soutien extérieur transactionnel à un pouvoir qui est prêt à tout brader pour sa survie.
4. Le PPRD Diaspora relève une contradiction majeure : dans les processus de Doha et de Montreux, des contacts avec l'AFC/M23 ont été acceptés, en présence et avec l'accompagnement de partenaires internationaux, y compris américains, au nom de la désescalade, de l'accès humanitaire, du cessez-le-feu et de la recherche de la paix. Dès lors, il est incohérent que de simples allégations non publiquement démontrées contre Joseph Kabila soient transformées en motif de sanction. Le PPRD Diaspora rejette cette morale à géométrie variable.
5. Le PPRD Diaspora s'interroge également sur les autres motifs évoqués autour du processus électoral de 2018. Si l'on entend aujourd'hui rouvrir ce dossier, alors il faut en tirer toutes les conséquences, y compris celle d'un examen complet, transparent et contradictoire des résultats, voire d'un recomptage politique et historique des responsabilités. Si faute grave il y eut, à qui a-t-elle réellement profité ? Depuis quand une élection à laquelle Joseph Kabila n'était pas candidat peut-elle servir, plusieurs années plus tard, à justifier contre lui une sanction politique et financière ? Cette temporalité interroge et renforce le sentiment d'une décision politiquement opportuniste. Le Trésor américain de 2026 évoque le retard électoral, tandis que l'OFAC avait déjà sanctionné en 2019 des responsables électoraux.
6. Ceux qui, à Kinshasa et ailleurs, applaudissent cette décision se souviennent-ils du cas du Président Mobutu? Pendant des décennies, certains partenaires l'ont soutenu au nom de leurs intérêts stratégiques. Lorsque ces intérêts ont changé, Bill Richardson fut envoyé pour lui signifier que son temps était terminé. Ceux qui célèbrent aujourd'hui l'alignement étranger contre Joseph Kabila feraient mieux de méditer cette leçon : aucun pouvoir ne doit confondre soutien extérieur et légitimité nationale.
7. Le PPRD Diaspora rappelle également la mémoire de Patrice Emery Lumumba, symbole de souveraineté, de dignité nationale et de refus de la mise sous tutelle du Congo. L'histoire congolaise enseigne que les décisions prises au nom d'intérêts extérieurs, lorsqu'elles ignorent la souveraineté populaire, finissent toujours par coûter cher à la nation. Le PPRD Diaspora considère ces sanctions comme une tentative d'assassinat politique contre Joseph Kabila. Comme au temps de Lumumba, des forces réactionnaires et leurs soutiens extérieurs cherchent à neutraliser une figure congolaise qui dérange, non par la force du droit, mais par la disqualification, l'isolement, la pression financière et la fabrication d'un récit accusatoire fallacieux.
8. Cette décision envoie un très mauvais signal à un régime déjà engagé dans une dérive oppressive documentée par les Nations Unies ou Human Rights Watch. Elle risque d'être interprétée par Kinshasa comme un permis de répression, un license-to-kill à l'élimination politique des opposants et une caution extérieure donnée à ceux qui suspendent les partis, instrumentalisent la justice, intimident les militants, prônent la peine de mort, traquent les voix dissidentes et confisquent progressivement l'espace démocratique. Pour rappel depuis plus de trois mois, notre Vice-président Aubin Minaku, notre Secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary et nos camarades Dunia Kilanga, Kabul Onassis et d'autres sans compter des officiers et soldats de rang croupissent dans des géôles sans statut juridique.
9. Le PPRD Diaspora alerte sur le signal désastreux envoyé à l'Afrique par le traitement réservé à Joseph Kabila depuis qu'il a, de bonne foi et dans un esprit républicain, respecté la Constitution en organisant une passation pacifique et historique du pouvoir. Le martyrologue politique qu'il subit depuis cette alternance - humiliations, brimades, condamnations dépourvues de fondement contradictoire, sanctions étrangères et criminalisation permanente - constitue un précédent dangereux pour les acquis démocratiques africains. Quel Chef d'État en fonction, observant ce qui est aujourd'hui infligé à un ancien Président ayant quitté le pouvoir sans chaos institutionnel, se risquera demain à partir élégamment? À l'heure où la démocratie recule déjà dans plusieurs régions du monde, les États-Unis devraient éviter de devenir l'un des moteurs de cette catastrophe politique globale. Où sont les valeurs fondatrices de l'Amérique lorsque le narratif d'un pouvoir tyrannique, liberticide et destructeur de la cohésion nationale congolaise est repris comme base d'une décision internationale contre un ancien Chef de l'État ? La démocratie ne survivra pas si ceux qui quittent le pouvoir pacifiquement sont ensuite livrés à l'humiliation, à la vengeance et à l'élimination politique.
10. La République Démocratique du Congo traverse une crise profonde qui ne se limite pas à la question sécuritaire de l'Est. Elle est aussi politique, institutionnelle, économique, sociale et morale. Paix, stabilité, corruption systémique, mauvaise gouvernance, tribalisme, misère populaire, insécurité généralisée, affaiblissement des institutions et recul démocratique constituent les véritables urgences nationales.
11.Vouloir faire de Joseph Kabila le bouc émissaire unique des problèmes du pays est une fuite avant qui ne résoudra ni la guerre, ni la faim, ni le chômage, ni la corruption, ni l'effondrement de la confiance entre l'État et les citoyens. Le débat national congolais ne peut être confisqué par des sanctions extérieures ni réduit à une propagande de circonstance. La paix ne se construira pas par l'humiliation d'une famille politique, la criminalisation de l'opposition ou l'importation de sanctions comme instruments de règlement de comptes. Elle exige une médiation équilibrée, un dialogue inclusif, des institutions crédibles, une justice indépendante et le respect strict de la Constitution pour conclure l'alternance politique de 2019.
Fait à Bruxelles, le
pour le PPRD Diaspora