Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Écoles doctorales dès la rentrée 2026-2027, autofinancement des universités, réduction de 50 % des frais pour les étudiants vulnérables : la ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire,…
Retrait : le M23 s’entête…
Pas de début de retrait du M23 comme stipulé dans l’agenda des chefs d’état-majors de l’EAC. Le M23 s’entête. Pas étonnant. Ce mouvement pro Rwanda n’en fait qu’à sa tête au point de tenir tête hier à la MONUSCO et aujourd’hui à l’EAC.
Marche-t-il sur la tête ? Pis, perd-il la tête ? Pas du tout pour qui analyse le cas M23 la tête froide. A regarder cette rébellion de la tête aux pieds, on réalise que- à l’instar de ses devanciers- il s’agit d’un monstre à plusieurs têtes. De quoi y perdre non seulement son latin-son swahili-, mais surtout la tête. Un véritable casse-tête…rwandais. Pas seulement. Même si c’est la tête rwandaise qui est visible.
Depuis le début de l’agression, Kigali est comme une espèce de tête de série. Ceux des Congolais qui ont la tête sur les épaules savent que le Rwanda n’est que la partie émergée de l’iceberg. On comprend dès lors les raisons de l’entêtement du M23. Eux qui ont toujours une idée derrière la tête alors que les Congolais espèrent les voir appliquer la feuille de route de Luanda. Eux qui ont toujours la tête ailleurs même lorsqu’on leur demande de se conformer aux résolutions de l’EAC.
Dans ces conditions, qu’attendre du tête-à-tête Tshisekedi-Macron ? Sans marcher la tête baissée, les Congolais n’ont pas ou plus la tête à ce genre de ballet diplomatique qui se transforme de plus en plus en bal diplomatique. Ceux de l’Est massacrés, mutilés, martyrisés en ont par-dessus la tête au point qu’ils ne savent même plus où donner de la tête. Eux qui voient des supplétifs de l’Armée rwandaise crier à tue-tête leur opposition aux différents plans de paix sans qu’aucune tête ne tombe.
Pourtant, que de rencontres entre têtes couronnées ! Que peut faire le Président français ? Difficile d’entrer dans sa tête. José NAWEJ