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RDC au Conseil de sécurité de l’ONU : une opportunité à transformer la géopolitique des Grands Lacs
Alors que la République démocratique du Congo siège depuis janvier 2024 comme membre non permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, le diplomate et chercheur congolais Joseph Kindundu Mukombo appelle les autorités congolaises à faire de ce mandat un levier opérationnel rare pour transformer la géopolitique des Grands Lacs.
Dans une analyse publiée hier mercredi 4 juin 2025, l’auteur a insisté sur le fait que la RDC doit jouer la carte victime mais stratège, dénoncer les agressions, mais avec des solutions pragmatiques pour rallier des soutiens.
Pour M. Kindundu, ce siège peut servir à inscrire les préoccupations nationales à l’agenda mondial notamment l’insécurité dans l’Est, le trafic d’armes, l’exploitation illicite des ressources, ou encore la transition post-Monusco.
«Le Conseil de sécurité est l’organe le plus puissant de l’Onu. La RDC pourra influencer l’agenda en y inscrivant des questions cruciales comme la lutte contre les groupes armés ou la réforme des missions de paix», peut-on lire dans son analyse.
Il a suggeré notamment l’adoption d’une résolution ciblée sur le trafic d’armes vers l’Est de la RDC et la création d’un fonds international pour la stabilisation du Kivu, financé par les partenaires de l’Onu.
Diplomatie économique et minière
L’auteur a en outre encouragé Kinshasa à utiliser le cobalt, minerai stratégique pour la transition énergétique, comme atout géopolitique.
«Le cobalt congolais peut devenir un game changer diplomatique si Kinshasa applique la théorie des ‘linked issues’ en liant son vote à des investissements dans les batteries électriques», a-t-il laissé entendre.
Tout en évoquant la possibilité de promouvoir un label éthique Onu pour certifier les minerais congolais et attirer des multinationales soucieuses de responsabilité.
Ainsi, Joseph Kindundu recommande de former une équipe diplomatique performante à New York, avec des profils spécialisés en sanctions, droit international et géopolitique.
«La réussite de la RDC au Conseil de sécurité dépendra en grande partie de l’efficacité de sa représentation diplomatique», a-t-il dit.
Avant de proposer la nomination rapide d’un ambassadeur chevronné et la création d’une cellule stratégique et d’éviter l’isolement et maximiser les alliances.
Selon lui, le succès de ce mandat repose sur une coordination étroite entre Kinshasa, sa mission à l’Onu et ses alliés africains et occidentaux.
«La RDC doit former une alliance pivot avec les membres africains du Conseil de sécurité pour contrebalancer les vetos prévisibles», a proposé Joseph Kindundu.
Il a mis en garde contre la passivité diplomatique, les improvisations, ou une dépendance excessive à un seul partenaire stratégique.
Un test grandeur nature pour Kinshasa
Pour finir, Joseph Kindundu a fixé trois indicateurs concrets de réussite d’ici à 2026, notamment : la réduction de 30 % des flux d’armes vers l’Est de la RDC; l’adoption d’une résolution spécifique sur l’exploitation minière illégale et enfin, le doublement des investissements directs étrangers dans le secteur minier.
«Ce mandat est un test décisif, un État fragilisé peut-il instrumentaliser le multilatéralisme pour rééquilibrer son rapport de force régional ? », a-t-il interrogé. TMB