Dernière minute
Société
La décision est tombée comme un couperet. À Kinshasa, les autorités congolaises ont ordonné la fermeture immédiate de l'usine Revin SARL, implantée à Limete, après la découverte d'une substance pharmaceutique interdite dans une boisson largement consommée dans la capitale, apprend-on dans un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Derrière les allures d’un simple communiqué de clarification, la récente sortie du Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, ressemble davantage à une opération…
Étranger
Montréal - Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Cette…
Nation
Le Japon a offert à la Fédération nationale des femmes protestantes du Congo (FNFPC) de l'Eglise du Christ au Congo) un bâtiment scolaire de plain-pied, deux ateliers, deux bureaux …
Raïssa Malu encourage les filles à embrasser les filières scientifiques
La ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a donné le coup d’envoi du Test national de sélection et d'orientation scolaire et professionnel (Tenasosp), devant des élèves, enseignants et cadres de l’administration scolaire, devant des élèves, enseignants et cadres de l'administration scolaire. C'était hier jeudi 17 juillet, à l'école Révérend Kim, nichée sur l'avenue ex-24 novembre dans la capitale congolaise.
Ce test, organisé sur deux jours, représente bien plus qu’un simple examen : il incarne une étape cruciale marquant la fin du cycle fondamental de l’éducation de base. Les jeunes Congolais qui le passent ne sont pas seulement évalués sur leurs connaissances acquises, ils sont également orientés vers des filières adaptées à leurs aptitudes, dans un souci d’harmonisation avec les besoins réels de l’économie nationale en pleine transformation. Le Tenasosp, selon les mots de la ministre Raïssa Malu, est un instrument qui vise à bâtir une école de qualité, équitable et inclusive, propice à l’épanouissement des enfants et au développement durable du pays.
Plus qu’un simple examen
Ce test, organisé sur deux jours, représente bien plus qu’un simple examen. Il sanctionne la fin du cycle fondamental de l’éducation de base. Les jeunes Congolais qui le passent ne sont pas seulement évalués sur leurs connaissances acquises, ils sont également orientés vers des filières adaptées à leurs aptitudes, dans un souci d’harmonisation avec les besoins réels de l’économie nationale en pleine transformation.
Dans son allocution, la ministre Malu s’est adressée directement aux élèves candidats, les invitant à aborder ce test avec sérieux, confiance et intégrité.
«Ce test n’est pas une fin en soi. C’est une passerelle vers votre avenir scolaire et professionnel. Donnez le meilleur de vous-mêmes, car votre réussite est notre fierté», a-t-elle déclaré, dans un discours empreint de conviction.
Les filles exhortées à embrasser les sciences
Dans un plaidoyer assumé pour l’égalité des chances, Raïssa Malu a particulièrement encouragé les jeunes filles à s’orienter vers les filières scientifiques et techniques.
«Ne vous limitez pas. Ces domaines sont passionnants et essentiels pour notre développement. Le Congo a besoin de plus d’ingénieures, de chercheuses et de développeuses», a-t-elle martelé, soulignant que les défis du pays – qu’ils soient liés à la santé, à l’environnement ou à l’innovation technologique – nécessitent la mobilisation de toutes les intelligences.
Par ces mots, la ministre Malu affirme une vision inclusive de l’éducation, encourageant les filles à investir pleinement les domaines traditionnellement réservés aux garçons.
«Votre potentiel est immense, les demoiselles. N’ayez pas peur d’explorer ces voies. Elles vous ouvriront des portes», a insisté la ministre.
Une participation record : 1,59 million de candidats en 2025
Chiffres à l’appui, Raïssa Malu a révélé que 1.590.471 élèves passent cette année le Tenasosp à travers le pays, avec une représentation féminine de 47 %. Un taux en progression de deux points par rapport à l’année 2024, où 1.573.096 élèves étaient inscrits. Elle a salué cette dynamique de croissance continue, amorcée depuis 2022, année de l’instauration de ce test national.
«Je salue particulièrement l’augmentation du nombre de filles inscrites, qui passent de 722.893 en 2024 à 749.157 cette année. Cela montre que nos efforts en faveur de l’équité commencent à porter des fruits», a souligné Raïssa Malu.
Le Tenasosp a pour objectif de mesurer les acquis des élèves à la fin du cycle fondamental et de les orienter, de manière éclairée, vers les filières qui correspondent à leur profil. Selon la ministre, il s’agit d’un outil essentiel pour rationaliser le système éducatif congolais et assurer une meilleure adéquation entre les compétences des élèves et les besoins du marché du travail national.
«L’orientation scolaire ne doit plus être laissée au hasard. Nous devons la baser sur des données concrètes, sur les compétences réelles des apprenants et sur les opportunités offertes par notre économie en pleine mutation», a-t-elle insisté.
plus de 190.000 candidats dans 357 centres à Kinshasa
Le ministre provincial de l’Éducation et Nouvelle citoyenneté de Kinshasa, Jeannot Canon Larose, a précisé que la capitale congolaise compte, à elle seule, 190.253 candidats répartis dans 357 centres. Parmi eux, 99.408 filles, confirmant la forte mobilisation des jeunes apprenantes dans la capitale.
«Il s’agit d’un moment crucial dans le parcours scolaire de nos enfants. Ce test marque la fin du cycle de l’éducation de base et oriente les élèves vers des filières adaptées à leurs aptitudes», a-t-il déclaré, saluant l’organisation efficace mise en place par les autorités éducatives.
Lancé pour la première fois en 2022
Lancé pour la première fois en 2022, le Tenasosp constitue l’un des piliers des réformes entreprises par le gouvernement dans le domaine de l’éducation. Il participe à l’ambition de bâtir une école de qualité, équitable et inclusive, au service de l’épanouissement des enfants et du développement durable du pays.
En insistant sur l’importance de l’orientation scolaire et professionnelle, la ministre Raïssa Malu a voulu rappeler que l’éducation ne peut être une mécanique uniforme. Elle doit, selon elle, répondre à des logiques d’aptitudes et d’utilité pour la nation. Dans cette optique, le Tenasosp s’impose comme un instrument d’alignement entre l’école et le projet de société.
La session 2025 du Tenasosp se déroule du 17 au 18 juillet à travers tout le territoire national. Pour des centaines de milliers d’élèves, c’est un moment charnière, une boussole pour tracer leur avenir, dans une société congolaise en pleine quête de transformation.
Christian-Timothée MAMPUYA