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Qui gère l’image du Président ?
A l’ère et à l’heure de la révolution numérique, le monde est effectivement devenu » ce village planétaire » théorisé et prophétisé par le canadien McLuhan. Pour le meilleur et pour le pire – c’est selon le cas de figure-, dictature de l’urgence rime avec suprématie de l’image.
D’abord l’image, ensuite l’image et enfin l’image. La boucle est bouclée. Et voici le vaste monde devenu une maison de verre ! Un véritable pied de nez permanent à tous les spin doctors et autres communicants de grandes personnalités qui voient de plus en plus se substituer au bon vieux proverbe selon lequel » toute vérité n’est pas bonne à dire » le néo-adage suivant lequel » toute image n’est pas bonne à montrer « . L’effet boomerang pouvant être terriblement destructeur.
Comment s’empêcher longtemps de ne pas lire la dernière séquence présidentielle à l’aune de cette quasi loi d’airain ? Tant quantité de vidéos et autres photos devenues depuis virales circulent sur Internet.
Confessons tout de go avec Aristote qu’il faut savoir raison garder. Comme tout humain, le Président Tshisekedi a droit au repos. A plus forte raison » au repos médical « .
Seulement voilà, dans cette société où l’image est reine, il appartient à l’état-major communicationnel du chef de l’Etat d’être particulièrement regardant sur les clichés qui fuitent de la » retraite présidentielle « .
Or, précisément, les images du numéro 1 rd congolais qui viennent -rapporte-ton- de Marbella en Espagne ne sont pas de nature à susciter la compassion, l’empathie encore moins la sympathie de la majorité de ses compatriotes.
Ce sont des clichés qui font plus villégiature, vacances dorées que congé de reconstitution ou convalescence. Bien plus, dans le triple contexte de l’agression rwandaise, de l’ordinaire fort peu enviable -c’est un euphémisme- du Congolais lambda et des allégations-fausses ?- sur la culture de jouissance, ces images desservent …l’image du Président.
Ici comme ailleurs, la vie de hauts dirigeants est toujours entourée d’un halo de discrétion lorsqu’il y va de la perception que peut en avoir le public.
Il est un devoir pour les proches du Président de veiller à préserver certains pans de sa vie privée et, au besoin, de déconseiller dans les circonstances actuelles certaines destinations qui sonnent beaucoup trop bling bling et donc en décalage avec la sobriété que requiert la conjoncture du pays.
C’est seulement en se drapant dans la modestie que Félix-Antoine Tshisekedi peut répondre par des actes à ses détracteurs à la manière d’un certain Valéry Giscard d’Estaing : » Il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison « . José NAWEJ