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Provinces : du variant FCC au variant USN
Voilà des décennies que nos provinces sont malades. Très malades même. Une vraie épidémie qui n’épargne aucune région. Beaucoup présente même des comorbidités. Donc des provinces à risque. A très haut risque. Même si la maladie ne les frappe pas toutes au même niveau. Mais, toutes sont atteintes. Un peu comme dans les Animaux malades de la peste du fabuliste Jean de la Fontaine.
Le comble, c’est que, jusqu’ici, aucune cure de cheval n’est administrée aux provinces rd congolaises. On croyait obtenir leur guérison en les saucissonnant. Force est d’observer que cette scissiparité, quoique constitutionnelle, n’a fait que multiplier le nombre de cas. De 11 malades, on en compte aujourd’hui 26 !
Issues du découpage, certaines provinces ressemblent même, au mieux à des prématurés, au pire à des mort-nées ! Pour peu, on dirait que le remède est plus dangereux que le mal qu’il est censé guérir !
Au fait, a-t-on déjà tout essayé ? Là est la vraie question. Faudrait-il un vaccin ? Avec combien des doses de rappel ? Quelle serait la portée de l’immunité ? Totale ou partielle. Parcellaire ou collective ? Ou tout simplement comme on l’entend pour la Covid-19, juste pour éviter des formes graves de la maladie. Auquel cas, ça ne vaudrait pas la peine. Car nombre de provinces sont en soins intensifs.
Faudrait-il alors amorcer la recherche aux fins de trouver un protocole contre « la provinçiose » ? Un traitement que l’on appliquerait aux provinces de façon proportionnée. En somme au cas par cas. Le Lualaba, par exemple, n’étant pas dans la même salle que la Mongala.
A la réflexion, l’antidote à l’épidémie qui frappe les provinces depuis la IIème République existe bel et bien. Il a été même codifié, mieux conditionné dans l’emballage estampillé » Constitution « . La difficulté tient au fait que les Congolais sont plus aptes à réciter leurs textes qu’à les mettre en pratique. Mieux, à prendre le contrepied des principes qu’ils ont eux-mêmes édictés. Voilà ce dont souffrent principalement les provinces.
Donc, ni vaccin ni nouveau médicament. La molécule anti » provinçiose » de rétrocessions existe depuis belle lurette. Il est tout simplement question de l’administrer aux patientes que sont les provinces. Ce traitement comprend une gamme de produits. Lesquels vont de la rétrocession à la caisse de péréquation, en passant par l’autonomie des provinces dans les domaines des compétences exclusives, la non interférence du pouvoir central dans la gestion quotidienne des exécutifs provinciaux, la non caporalisation des gouverneurs de provinces, la non clochardisation des assemblées provinciales…. José NAWEJ