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Procès Chebeya : La Haute Cour rouvre le débat
Initialement prévu pour le vendredi 25 mars dernier, le verdict du « procès Chebeya » est repoussé sine die. La Haute Cour militaire (HCM) qui statue sur cette affaire, décide de la réouverture du débat, question d’éclairer suffisamment la religion des juges sur certains détails.
C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire de l’assassinat de deux défenseurs des droits de l’homme, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Au cours d’une audience, le weekend dernier, les juges de la HCM ont préféré auditionner d’autres personnes afin d’en comprendre davantage sur les circonstances et les mobiles de l’assassinat de ces deux défenseurs des droits de l’homme.
Motivant cette décision, le président de la composition a affirmé que la démarche consiste à auditionner certaines personnes pour dissiper les zones d’ombre quant à l’infraction de désertion simple mise à charge du prévenu Paul Milambwe.
Selon lui, ces personnes seront entendues au cours de l’audience du mercredi 30 mars prochain à la prison militaire de Ndolo.
ÉCLAIRER LES ZONES D’OMBRE
Il s’agit notamment du Commissaire supérieur, Innocent Mbayo Walenga, du bourgmestre de la commune de Selembao au moment des faits, Me Douglas Nkulu, du directeur de cabinet de l’Administrateur général de l’Agence nation de renseignement (ANR) au moment des faits, de l’auditeur général des FARDC au moment des faits et du général Zelwa Katanga.
Par ailleurs, les parties civiles ont salué cette décision, tout en fustigeant le fait que certaines personnes, qui pour elles sont impliquées, ne soient pas convoquées. Elles citent nommément le président de la République honoraire Joseph Kabila Kabange.
C’est ce qu’indique une déclaration faite devant la presse par leurs avocats juste après l’audience. Me Elie Mbikayi, coordonnateur adjoint du collectif, a exprimé le regret de constater que l’ancien président Joseph Kabila ne figure pas sur la liste des renseignants qui vont comparaître.
JOSEPH KABILA NE COMPARAITRA PAS
« Nous pouvons regretter tout simplement parce que la Haute cour n’a pas fait appel à un renseignant qu’on aurait bien voulu qu’il comparaisse. Il s’agit de l’ancien président Joseph Kabila parce qu’il était cité par le prévenu Paul Mwilambwe. Mais, nous pouvons dire que nous sommes satisfaits à 50% « , a-t-il fait savoir.
Et cet avocat d’ajouter : « Dans cette cause, il s’est agi d’un double assassinat qui a un caractère d’un crime d’État. Nous ne cesserons de le dire. Un crime d’État qui a impliqué plusieurs personnalités. Notre combat a été toujours de savoir quelles sont les personnes qui ont participé à ce double assassinat. Donc, c’est la découverte de la vérité. Tant qu’il n’y a pas découverte de la vérité, les parties civiles ne lâcheront pas. Donc, les zones d’ombre c’est en rapport avec l’implication de toutes les personnes qui ont concouru au double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana« .
Pour les avocats des parties civiles, la réouverture des débats permettra à la Haute cour d’avoir toute lumière afin de rendre un arrêt qui ne fera l’objet d’aucun doute.
VIVEMENT UN VERDICT PÉDAGOGIQUE
» Après cette réouverture des débats, nous allons savoir s’il y a désertion simple ou pas. Imaginez que cela n’avait pas été fait, l’arrêt qui allait être rendu serait attaqué par le prévenu Paul Mwilambwe pour mal jugé. Heureusement que la Haute cour s’est ressaisie. Nous comptons dans l’avenir avoir un bon arrêt qui pourrait contenter les parties civiles « , a indiqué Me Elie Mbikayi.
Coordonnateur de l’ONG Voix des sans voix (VSV) à l’époque, Floribert Chebeya a été assassiné le 2 juin 2010 alors qu’il était convoqué au Commissariat général de la Police. Orly-Darel NGIAMBUKULU