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Primature : la base de l’UDPS passe au crible Kabuya, Shabani Jacquemain, Mbata, Wameso et Peter Kazadi
Au lendemain de la démission du Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde le mardi 20 février, l’opinion s’interroge sur le prochain oiseau rare qui aura l’opportunité de succéder au locataire de l’avenue Roi Baudouin. Cette démission, qui entraine ipso facto celle de son Gouvernement, ouvre en effet la brèche à la course de succession à la Primature. Un sujet qui alimente à ce jour le débat au sein du parti présidentiel d’où pourrait vraisemblablement provenir le futur chef de l’Exécutif.

Au ‘‘Parlement débout’‘, le vivier des combattants de l’Union pour la démocratie et le Progrès social (UDPS), les supputations vont bon train depuis que le Secrétaire général de ce parti a été nommé Informateur par le chef de l’Etat, en vue d’identifier la majorité parlementaire. A longueur de journée, la base du parti passe au crible »les virtuels primaturables » sur lesquels le Président Félix Tshisekedi pourrait jeter son dévolu.

De l’avis de nombre de combattants interrogés par le quotidien de la 11ème Rue Limete, cinq noms émergent des débats quotidiens sur le successeur de Sama Lukonde. Débats devenus houleux depuis que ce dernier est allé déposer sa démission auprès du Président Félix Tshisekedi, préférant privilégier son « mandat de député national », pour avoir été élu dans la circonscription de Kasenga, dans la province minière du Haut-Katanga, d’où il est originaire.
Les ‘‘primaturables » en vue
Aux dires des motocyclistes qui constituent une proportion importante de militants de l’UDPS à Kinshasa, Fatshi aura à choisir entre Augustin Kabuya, le Secrétaire général du parti et Informateur désigné, et quatre autres leaders en vue de cette formation politique.
Parmi ces »primaturables », on cite nommément Peter Kazadi Kankonde, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur ; André Mbata, le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale de la dernière législature ; Jacquemain Shabani, le co-directeur de campagne de Félix Tshisekedi sur le plan national lors de la présidentielle de 2023 et, sans doute, André Wameso, le coordonnateur de la campagne du chef de l’Etat au Kongo central.
Les atouts de Kabuya
Les »parlementaires debout » pensent, de prime abord, que l’Informateur Augustin Kabuya aurait beaucoup de chance d’être promu chef du Gouvernement, »au regard du soutien dont il bénéficie ces derniers temps de la part de la base de l’UDPS, et particulièrement des motocyclistes qui ont battu campagne pour lui dans les rues de Kinshasa’‘.
« Mais, si il ne lui arrivait pas de gagner la Primature, Augustin Kabuya sera assuré de diriger l’Assemblée nationale« , nous souffle un inconditionnel du parti présidentiel qui est devenu ultra fréquent dans les réunions du »Parlement debout », sous les arbres de la 11ème Rue Limete résidentiel.
Quid des »intellos » du parti ?
Au cas où la Primature échapperait à Kabuya, André Mbata pourrait bénéficier de la sympathie du chef de l’Etat pour sa loyauté et son combat au sein de l’UDPS, commentent des militants du parti. « C’est un intellectuel avéré, mais nous redoutons qu’il continue à s’éloigner de la base au fur et à mesure qu’il sera promu« , avertit un motard.

Les mêmes craintes sont formulées quand l’on évoque les noms de Jacquemain Shabani et Peter Kazadi, jugés trop intellos et moins prompts à s’abaisser au niveau de la base quand les charges du Pouvoir leur sont confiées, argumentent ceux qui se présentent comme »des députés non élus du Parlement debout ».
La carte Wameso

L’autre joker que pourrait brandir Fatshi, au cas où il n’aurait pas mis le curseur sur ces quatre ténors de l’UDPS à Kinshasa, c’est, bien entendu, André Wameso. « Tenant à tout prix à se départir de préférences tribales, le chef de l’Etat est plus disposé à collaborer avec ce proche qui provient d’une autre zone linguistique que la sienne. Et sur ce fait, André Wameso peut sourire. A l’abri des conflits internes au sein de la famille politique du chef de l’Etat, il pourrait créer la surprise au jour »J » », estiment plusieurs »parlementaires debout ».
« De toutes les façons, conclut l’un d’eux, le choix cornélien du Premier ministre post Lukonde revient à la seule discrétion du président Fatshi qui, en principe, devra mettre à profit son second et dernier mandat pour confier la Primature à un fidèle de sa famille politique, et particulièrement de l’UDPS. Parti qui compte aujourd’hui le plus d’élus que toutes les autres formations politiques au sein de la Chambre basse. Soit 69 élus sur les 477 députés de l’Assemblée nationale, issus de 42 partis et regroupements politiques présents au sein de l’Hémicycle« . K.M.