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Présidentielle 2023 : La RTNC invitée à se placer au milieu du village
Nous nous approchons petit à petit vers l’élection présidentielle du 20 décembre. Le microcosme politique rd congolais commence à se mettre en ébullition. Les fanatiques de différents candidats, y compris eux-mêmes, sont déjà entrés en campagne électorale avant terme, alors que la loi électorale ne l’autorise pas. Cependant, il est regrettable de constater que la Radiotélévision nationale (RTNC), le média audiovisuel public, est tombée dans le piège de quelques politiciens à qui elle accorde des larges espaces de propagande, au détriment d’autres.
Pourtant, ce média, comme le dit clairement son nom, est pour la nation tout entière, toutes tendances confessionnelles et politiques confondues. Malheureusement, la réalité sur le terrain est contraire à ce qui aurait dû être.
À maintes reprises, la Centrale électorale a rappelé aux candidats aux différents scrutins que la période de la campagne électorale va s’étendre du 18 novembre au 18 décembre 2023. Mais en dépit de ce rappel à l’ordre, certains postulants, surtout ceux de l’Union sacrée, sont en train d’outrepasser cette instruction.
Mais quoi qu’il en soit, la responsabilité de la RTNC reste grandement engagée dans ce spectacle que nous offrent ceux qui ont l’ambition de présider aux destinées de la RDC. Elle devrait s’abstenir de prendre parti pour une composante ou famille politique suivant l’obédience des dirigeants de ce média qui fonctionne avec les fonds du contribuable congolais. Mais si les Congolais se rendent compte que la RTNC est trop partiale, ils ne lui feront pas confiance, d’autant plus encore que les émissions diffusées sur ses antennes ne sont pas attractives. C’est ce qui justifie d’ailleurs l’échec de l’opération de la redevance radiotélévision bafouée par la population.
Pendant la campagne électorale proprement dite, la RTNC devrait se ressaisir en accordant un temps d’antenne équitable aux différents candidats. D’ailleurs, certains d’entre eux en appellent à un débat radio télévisé pour permettre à chacun de décliner son programme gouvernemental.
Par ailleurs, la même recommandation faite à la RTNC doit l’être également à l’ endroit du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) qui est prompt à sanctionner les média publics, alors qu’il se montre complaisant vis-à-vis du média public, qui aurait dû servir d’exemple. Si nous voulons avoir des élections qualifiées justes, apaisées et transparentes comme ne cesse de le clamer la CENI, l’accès aux média publics de tous les candidats doit être de rigueur. La justice élève une nation, enseigne la Bible dans Proverbes. Muke MUKE