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Pourparlers avec les États-Unis: l'Iran remercie la Türkiye pour sa "bonne volonté"
Commentant la visite du Premier ministre israélien Netanyahu aux États-Unis, un responsable iranien a exhorté Washington à "ne pas laisser d'autres pays décider" de sa politique étrangère.
L'Iran a exprimé sa gratitude à la Türkiye et aux pays de la région pour leur "bonne volonté et leurs bons offices" visant à réduire les tensions dans la région et à créer les conditions propices à des pourparlers diplomatiques entre Téhéran et Washington.
"Nous pensons que les pays de la région peuvent jouer un rôle constructif et positif dans l'orientation des processus diplomatiques et contribuer à la réduction des tensions", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, lors de sa conférence de presse hebdomadaire à Téhéran, mardi, selon l'agence de presse officielle IRNA.
Interrogé sur la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aux États-Unis mardi, Baghaei a exhorté Washington à "ne pas laisser d'autres pays décider" de la politique étrangère américaine.
Netanyahu doit se rendre aux États-Unis mardi pour s'entretenir avec le président américain Donald Trump. Ce voyage est perçu comme une tentative d'influencer les négociations en cours entre Téhéran et Washington.
Baghaei a, par ailleurs, accusé Israël de "transformer le programme pacifique de l'Iran en une crise artificielle".
Reprise des discussions à Mascate
Les pourparlers entre Téhéran et Washington ont repris vendredi à Mascate sous médiation omanaise, après près de huit mois d'interruption, suite à l'attaque israélienne soutenue par les États-Unis contre l'Iran en juin dernier.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a qualifié ces pourparlers de "bon début" et a souligné qu'ils "peuvent également se poursuivre de manière positive".
Lundi, Araghchi s'est entretenu séparément par téléphone avec ses homologues turc, égyptien et saoudien afin de les informer du dernier cycle de négociations nucléaires avec les États-Unis.
Les tensions se sont exacerbées entre Washington et Téhéran, alimentées par le renforcement militaire américain dans le Golfe et les menaces répétées d'intervention militaire proférées par Trump. TRT