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Pour une meilleure gouvernance de la ville province de Kinshasa : Et si l’on procédait au démembrement de certaines communes?
La ville de Kinshasa est tellement vaste que sa gestion devient compliquée pour ceux qui la gouvernent. À ce propos, nous pouvons affirmer sans peur d’être contredit qu’aucun gouverneur n’a sillonné l’ensemble de cette mégapole. Il est vrai qu’outre le motif de sa vaste immensité, il se pose un sérieux problème de management qui fait que la capitale de la RDC soit dirigée de manière obscurantiste.
Concernant sa vaste étendue, il sied de reconnaître que Kinshasa compte parmi les plus grandes villes d’Afrique. Sa population, estimée à plus ou moins 10 millions d’habitants, a provoqué une extension désordonnée aux lourdes conséquences sociales, économiques et environnementales.
À ce propos, il faut noter que quelques communes sont très vastes à tel point que leurs bourgmestres n’arrivent pas, à l’instar des gouverneurs, à parcourir l’ensemble de leurs entités. À cette contrainte, s’ajoute malheureusement une gestion foncière médiévale aux conséquences incalculables. Des lotissements sont opérés de manière cavalière. Ce gangstérisme dans la gestion de la terre est à la base de nombreuses têtes d’érosion qui se sont déclarées par-ci par-là.
En outre, il convient de stigmatiser de nombreuses failles dans la gestion politico-administrative des municipalités suite au manque d’expertise avérée dans le chef des autorités locales qui, avant les élections générales du 20 décembre 2023, étaient nommées soit par le président de la République soit par le ministre de l’intérieur.
À cause de toutes ces difficultés, il n’est que normal que Kinshasa soit mal administré. Pour ce, d’aucuns estiment qu’à l’instar de l’opération de démembrement qui a touché les 11 anciennes grandes provinces, il est judicieux de procéder au démembrement de quelques communes vu leur immensité, qui ne permet pas à leurs autorités de faire une itinérance responsable.
Au nombre de ces entités, il y a la commune de Kimbanseke dont la superficie part d’au-delà le cimetière qui porte le même nom jusqu’à l’entrée de la route Mikondo. Le siège de cette commune se situe sur le boulevard Lumumba au quartier Kingasani ya suka. Les habitants de cette municipalité qui résident vers le cimetière de Kimbanseke sont obligés de parcourir une très longue distance pour atteindre la maison communale. Un exercice vraiment harassant.
Après Kimbanseke vient la commune de Mont Ngafula qui s’étend du côté droit du rond-point Ngaba jusqu’à l’ancien cimetière de Kinsuka. Pourtant la maison communale, elle, se trouve pas très loin du petit triangle en aval de l’université de Kinshasa. Aller d’un point à l’autre de cette entité, comme nous pouvons nous imaginer, paraît une corvée avec l’état actuel de nos routes.
La subdivision doit également concerner la commune de Nsele qui part de l’entrée Nzoku jusqu’à l’ex DAIPN,
Le siège de cette commune, contrairement à son nom, est à Kinkole. Faire l’itinérance pour le responsable de cette municipalité n’est pas une une mince affaire.
Une autre entité qui devrait être démembrée est Limete. De camp Mombele au fleuve Congo en passant par les quartiers résidentiel et industriel, et Kingabwa, il faut avouer que ce n’est pas un jeu de plaisir pour un bourgmestre qui veut réaliser un travail de qualité.
Les responsabilités du gouverneur de la ville province de Kinshasa reposent en grande partie sur le travail de terrain des bourgmestres, ses proches piliers. Si ces derniers ne peuvent pas facilement se mouvoir dans leurs quartiers et localités, ils ne peuvent pas avoir la maîtrise de la situation de leurs rayons d’action. C’est ce manque de collaboration sincère entre les deux pools de gouvernance de la ville de Kinshasa qui fait que la capitale sombre dans sa situation actuelle.
Dans le cadre des réformes promises par le président de la République, il serait judicieux de revenir sur la cartographie de la ville de Kinshasa dans le but de rapprocher davantage les autorités de leurs administrés. Avec la nouvelle donne née des élections municipales, une toute première expérience tentée en RDC, les Kinois peuvent espérer vivre une nouvelle gouvernance qui va redonner à leur capitale sa physionomie d’antan. Muke MUKE