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Plus d’une dizaine de personnes reçoivent les diplômes d’ambassadeurs pour les Bonnes manières et Changements de mentalité
Le bureau d’Actions et d’Eveil Culturels à l’Education (BAC) a procédé, ce samedi 14 juin, à la remise des diplômes pour les bonnes manières à plus d’une dizaine de personnes. Ces lauréats font désormais partis de la Ligue des ambassadeurs pour les Bonnes manières et Changements de mentalité. Et parmi les primés de cette édition, le Directeur Général du quotidien Forum des As, Bongo Bovery.
Avant la remise proprement dite des diplômes aux lauréats, des intervenants ont apporté leurs contributions sur la manière d’adopter des bonnes en famille, dans le milieu professionnel et social. Le député national honoraire et actuel conseiller de la République, Evariste Bekanga, s’est penché sur le thème «comment changer la mentalité d’un politicien congolais». Il a commencé par définir les concepts à savoir mentalité et politicien.
Il a mis en exergue les causes du mauvais comportement, de mauvaises pratiques de certaines politiciens congolais. L’orateur a cité quatre causes, il s’agit entre autres d’une mauvaise éducation familiale, de l’absence d’initiation coutumière, de l’impunité, de l’ignorance des devoirs civiques...
«Si la tête du léopard figure sur nos armoiries, ce n’est pas un fait banal. Ce félin a été choisi par rapport à ses caractéristiques. Son pelage représente la diversité. Il marche doucement, il dort un œil fermé, un autre ouvert, etc.», a indiqué Evariste Bekanga.
Adopter les bonnes pratiques
«Aussi, la tête de ce félin est sur les emblèmes du pays. C’est pour que nos politiciens adoptent les aptitudes, les caractéristiques de ce dernier. Ils doivent savoir veiller sur le bien de la communauté, gérer comme il se doit la chose publique. Réfléchir mûrement, être dynamique... sont également des comportements que l’on observe chez le léopard et que les politiciens doivent suivre», a insisté le député national honoraire
Le docteur Jean-Jacques Muyembe, a abondé dans le même sens que son prédécesseur, en soulignant les valeurs. Notamment le respect qu’il leur a été inculqué dès l’enfance. «Que ce soit à l’école où à la maison, nous devions respecter nos parents, les aînés, les autorités religieuses. Savoir être ponctuel, s’excuser en cas de faute, ne pas mentir».
Dr Muyembe a, par ailleurs, déploré le manque de respect dans notre société actuelle. Et aussi les mauvaises pratiques qui s’illustrent aussi bien chez les commerçants, les fonctionnaires, les magistrats et autres.
A leur tour, les lauréats ont pu échanger et partager leurs apports dans le changement de mentalité. Pour Jean-Marie Ntantu-Mey, coordonnateur du Bac, cette nouvelle cérémonie de remise de diplômes marque l’engagement de ce projet à lutter contre les antivaleurs.
En effet, c’est dans l’objectif d’enseigner les valeurs souvent délaissées que le Bac a lancé la campagne pour les Bonnes manières et changement de mentalités et la Nouvelle citoyenneté en juin 2021. Une campagne de lutte contre les antivaleurs qui rongent le pays.
Fyfy Solange TANGAMU