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Parlement : Vivement le plat de résistance !
Pas de temps pour l’apéro. Pas de hors d’œuvre non plus pour la même raison. Cap sur le plat de résistance. Quant au dessert, on verra… Alors, honorables députés, placez le curseur sur le principal. A savoir l’arsenal législatif devant soutenir la tenue d’élections régulières l’année prochaine. 2023, c’est déjà demain. Le temps ayant cessé d’être notre allié, il importe de parer au plus pressé.
Le speaker de la Chambre a mille fois raison lorsqu’il affirme vouloir faire du lifting de la loi électorale la priorité des priorités. Que le Ciel l’entende. Pourvu que l’intendance suive. Et surtout que ses « estimés collègues » se délestent de la notion élastique du temps. L’expérience renseigne qu’il s’écoule généralement des semaines voire tout un mois entre l’ouverture solennelle de la session parlementaire et le début effectif des travaux.
Le chapelet de points égrenés par le Président de l’Assemblée nationale fait, cependant, déjà penser à un ordre du jour hyper chargé . Avec le risque de voir la Chambre » courir plusieurs lièvres à la fois« . Inutile de pronostiquer le résultat dès lors qu’il est archiconnu que » qui trop embrasse, mal étreint « .
Au demeurant dans ce pays où les priorités se toisent, les urgences se disputent la préséance ; il serait démagogique de prétendre opérer des miracles à coup d’oracles dans le laps de temps qui nous sépare du rendez-vous électoral. Quinquennat oblige, les trois premières années de construction du dividende électoral sont passées. Il y a un temps pour tout. Un temps pour promettre ; un temps pour réaliser et un temps pour préparer le prochain cycle électoral.
Une fois de plus voire de trop, la sempiternelle misère du plus grand nombre attendra. » Le peuple d’abord aussi « . Le règne du « le peuple après » continue.
Tout au plus, quelques actions sociales à impact visible en guise de palliatifs à court terme sortiront-ils du chapeau du Pouvoir. Question d’avoir un bilan de témoignage à l’horizon 2023. Histoire de tenter d’atténuer la déception de ceux qui rêvaient du « Grand Soir » avec l’avènement d’un fils UDPS à la tête du pays.
Trêve de digression .Vivement le plat de résistance. Pour le coup, au-delà de la métaphore très resto, à la suite de la diète qui leur a été injustement imposée depuis des lustres les mots « apéritif », « entrée« , « dessert « …ont déjà, de fait, disparu du vocabulaire de l’écrasante majorité des Congolais. Seule une ersatz de plat de résistance, façon gong unique,… résiste encore héroïquement. Aux élus de se mettre au diapason de leurs électeurs. José NAWEJ