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Nord-Kivu : L’explosion d’engins de guerre tue six enfants !
* En trois mois, les explosifs enterrés ont blessé 16.
Une réalité tragique continue de frapper les populations civiles du Nord-Kivu. Selon les statistiques alarmantes révélées par la Synergie de Lutte Anti-mines, pas moins de 22 personnes, dont 19 enfants, ont été victimes d’accidents liés à l’explosion d’engins de guerre non explosés entre février et avril 2025.
Marion Ngavho, coordonnateur de cette structure dédiée à la lutte contre les mines, a souligné la gravité de la situation. Parmi ces victimes, un bilan particulièrement douloureux fait état de la perte de six jeunes vies.
Seize autres personnes, dont une majorité d’enfants, ont subi des blessures souvent graves, les marquant physiquement et psychologiquement.
Ces incidents tragiques ont été recensés dans des zones où des populations déplacées par les conflits armés tentent de reconstruire leur vie en retournant chez elles. Les localités de Sake, Kibirizi, Kanyabayonga, Kitsompiro, ainsi que le quartier Bujovu de Goma, ont été la cible de ces explosions meurtrières.
Face à la menace persistante que représentent ces vestiges de guerre, Marion Ngavho lance un appel à la vigilance à l’ensemble de la population. Il insiste sur la nécessité d’une prudence accrue lors des activités champêtres et des déplacements, des moments où le risque de tomber sur ces engins dissimulés est particulièrement élevé.
En réponse à cette crise humanitaire silencieuse, la Synergie de Lutte Anti-mines a initié des campagnes de sensibilisation au sein des communautés affectées. Ces séances d’information cruciales visent à éduquer les habitants sur les dangers spécifiques que représentent les mines et autres restes explosifs de guerre, ainsi que sur les comportements à adopter pour minimiser les risques.
Ces chiffres alarmants rappellent la nécessité impérieuse de renforcer les efforts de déminage et d’éducation aux risques dans les zones touchées par les conflits au Nord-Kivu. La sécurité et le bien-être des populations, en particulier des enfants, doivent rester une priorité absolue.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu