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Nord-Kivu : Des combats reprennent entre le M23 et les Wazalendo à Walikale
Des affrontements violents ont éclaté le lundi 21 juillet entre le M23 et les combattants Wazalendo du groupe armé Nduma Défense du Congo Rénové (NDC-R). Les combats se sont déroulés sur les hauteurs du village de Nkobe, dans la localité de Banakindi, groupement Kisimba, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Selon plusieurs sources locales concordantes, le M23 a mené des attaques simultanées contre les positions occupées par les Wazalendo, dans une tentative de s'emparer de nouvelles localités stratégiques. Ces tirs nourris à l'arme lourde et légère ont provoqué une panique généralisée dans l'agglomération voisine de Pinga, située à une quinzaine de kilomètres de la zone des affrontements.
Malgré l'intensité des combats, les Wazalendo ont réussi à repousser l'assaut du M23 et maintiennent toujours le contrôle du village de Nkobe et de ses environs confirment nos sources contactées par actualité Cd.
Ces hostilités surviennent cinq jours après la signature d'une Déclaration de principes, à Doha, au Qatar, entre le gouvernement congolais et l'Alliance du Fleuve Congo/M23. Les deux parties s'étaient engagées à respecter un cessez-le-feu immédiat et permanent.
Ce nouvel épisode de violence remet donc en question l'effectivité de cet engagement sur le terrain.
UN CHEF DE VILLAGE, ALIAS KAOMBI, LIBERE
Par ailleurs, toujours dans le territoire de Walikale mais dans une autre zone, le chef du village Busi, Elias Kaombi, enlevé il y a près de deux semaines par des hommes armés, a été libéré et est rentré chez lui dans la localité de Banaulengo, groupement Luberike.
Des sources coutumières et familiales ont confirmé son retour, indiquant qu'il est apparu affaibli et visiblement traumatisé.
Les circonstances précises de son enlèvement, attribué à des éléments présumés du groupe armé l'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) de Janvier Karairi, demeurent floues. Toutefois, ni le chef libéré ni ses proches ne se sont exprimés publiquement sur les raisons de sa captivité.
Cependant, cette libération, bien que soudaine, est perçue comme un soulagement dans un contexte sécuritaire marqué par l'instabilité chronique dans cette région enclavée de l'est de la RDC.
La situation globale à Walikale reste tendue, et les populations civiles continuent de payer le prix de l'insécurité, malgré les appels à la paix et les initiatives diplomatiques.
Pascal NDUYIRI, au Nord-Kivu