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Montée de crimes à Makala et Selembao, Tshikuma plaide pour des mesures urgentes
La montée de violences armées dans nombre de quartiers des communes de Makala et Selembao inquiète le député Eric Tshikuma qui s'indigne en même temps de la mollesse des pouvoirs publics. Lors de la clôture de la session extraordinaire, samedi 24 juillet, l'élu du district de la Funa a tiré la sonnette d'alarme, pressant les autorités gouvernementales d'agir au plus vite la spirale de tueries que vivent ces deux agglomérations de la capitale.
Dans sa motion d'information devant la représentation nationale, le député Eric Tshikuma a parlé à haute et intelligible voix, de la douleur de familles éplorées après la perte des leurs, des jeunes pour la plupart, " froidement abattus par balles " dans des circonstances que rien n'explique à ces jours. Pour l'élu de la Funa, " ces tragédies, ainsi que d'autres actes de violence dans la capitale, révèlent une menace croissante pour la sécurité publique, érodant la confiance des citoyens envers l'Etat.
Compte tenu de la spirale de violences, le parlementaire réclame " l'ouverture des enquêtes indépendantes, l'identification, l'arrestation et la traduction en justice de tous les présumés auteurs, coauteurs et complices, qu'ils soient civils ou en uniforme, afin qu'ils soient jugés publiquement et, le cas échéant, condamnés avec la plus grande sévérité de la loi, de manière exemplaire. "
Ce n'est pas tout. En plus des sanctions exemplaires, Eric Tshikuma plaide pour l'amélioration des dispositifs de sécurité et la mise en place d'un plan d'urgence de sécurisation destiné à protéger les populations et à soutenir les familles victimes de ces violences. Il ne s'est pas arrêté là. Aussi a-t-il réclamé du Gouvernement la transmission d'un rapport circonstancié dans un délai de 15 jours à déposer au bureau de l'Assemblée nationale.
Par ailleurs, la voix des sans voix du district de la Funa propose l'audition des ministres concernés au sein de la commission Défense et sécurité ainsi que le déploiement d'une mission parlementaire chargée d'évaluer la situation sécuritaire à travers la capitale.
Concluant sa motion d'information, Tshikuma rappelle que " la sécurité des citoyens n'est pas une faveur, mais un devoir ", appelant les pouvoirs publics à garantir à chaque citoyen " protection, justice et dignité."
Didier KEBONGO