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Mbuji-Mayi: USAID, UNFPA, OIM et Unicef suspendent leurs financements
La situation sanitaire dans la province du Kasaï-Oriental est devenue alarmante en raison de la suspension de financement de l’agence américaine d’aide au développement, (USAID), par l’administration Trump. Selon des sources proches de la Division provinciale de la Santé, cette décision a eu des répercussions significatives sur plusieurs initiatives de santé publique, notamment en matière d’analyse de données de santé (Système national d’information sanitaire - SNIS) et de supervision des programmes de santé.
Les incidences du retrait de l’USAID se font ressentir sur le terrain, où les activités liées à la collecte et à l’analyse des données sanitaires, essentielles pour le suivi des épidémies et la gestion des ressources de santé, sont gravement compromises. Les professionnels de la santé sur le terrain se retrouvent dans l’incapacité de réaliser des analyses essentielles pour orienter les politiques de santé. Cela qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la santé des populations locales.
La fermeture du bureau du projet de santé intégré dans cette province a également entraîné le chômage d’un nombre important de travailleurs de la santé, exacerbant une situation déjà précaire. Ces employés, souvent les piliers des programmes de santé communautaires, voient leurs moyens de subsistance menacés, ce qui engendre un effet domino sur l’économie locale, déjà fragilisée. En outre, les familles dépendant de ces emplois se trouvent désormais confrontées à des difficultés économiques croissantes.
La distribution de médicaments essentiels a également été affectée par cette situation. Les aires de santé, qui étaient autrefois les premières lignes de défense contre diverses maladies infectieuses, souffrent d’un manque de ressources, compromettant la prise en charge des patients les plus vulnérables. Des programmes cruciaux de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA sont en suspens, mettant ainsi en péril la santé de milliers de Congolais vivant dans la province.
Retrait des Agences des Nations unies
Face à cette crise, plusieurs agences des Nations unies, déjà engagées auprès des communautés locales, se voient contraintes de réduire leurs activités. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui avait investi dans des projets locaux tels que la construction de l’école de police à Tshipuka et la formation des agents, a délocalisé une partie de ses opérations vers d’autres provinces. Ce déplacement matériel et humain a des répercussions sur le développement des infrastructures essentielles et la sécurité dans la région.
De plus, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Fonds de l’Onu pour l’enfance (UNICEF) ont également suspendu certaines de leurs interventions dans le Kasaï-Oriental, privant ainsi la population de programmes vitaux en matière de santé maternelle, infantile et de protection des enfants. Ces établissements, qui fournissaient un soutien irremplaçable, ont été contraints de limiter leurs efforts, aggravant les conditions de vie des plus défavorisées.
La province du Kasaï-Oriental se trouve à un carrefour critique, où la santé publique et le bien-être de ses habitants sont gravement menacés par des décisions prises en dehors de ses frontières. La suspension du financement de l’USAID et le retrait des agences de l’Onu évoquent les fragilités systémiques de la région, nécessitant une intervention rapide et urgente de la communauté internationale pour éviter une crise humanitaire majeure.
Félix Mulumba