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Marché central : Une photo sur les réseaux sociaux fait polémique autour des frais supposés des étalages rénovés
Une rumeur, accompagnée d'une photo circulant depuis hier sur les réseaux sociaux, alimente une vive polémique parmi les vendeurs kinois. Selon ce document non authentifié, les frais exigés pour occuper un stand dans le nouveau marché modernisé de Zando s'élèveraient à 420 dollars américains de caution, auxquels s'ajouteraient 60 dollars mensuels de loyer.
Bien que cette information n'ait pas encore été confirmée par les autorités compétentes, elle a déjà provoqué une levée de boucliers chez de nombreux marchands. Pour eux, ces montants seraient excessifs et inaccessibles à la majorité des petits commerçants qui vivent au jour le jour.
" Même si ce n'est encore qu'une rumeur, rien que l'idée de payer 420 dollars de caution nous fait peur. Nous n'avons pas une telle somme. C'est comme si le marché était réservé aux riches ", s'est indigné Grâce Moba, vendeuse de friperies au Marché central.
Révision des conditions d'accès aux stands
D'autres ont partagé cette inquiétude, estimant que ces frais, s'ils se confirment, risquent de dénaturer l'esprit populaire du marché Zando, historiquement fréquenté par les classes modestes. " Ce sont les petits vendeurs qui ont fait de Zando ce qu'il est. Si vous les chassez à cause des prix, ce marché va perdre son âme ", a averti Patrick Binda, vendeur de téléphones d'occasion.
Le marché central est actuellement à la fin de sa réhabilitation. Les travaux de réfection ont été amorcés pour moderniser ses infrastructures et améliorer sa sécurité. Un projet salué pour son ambition. Mais selon certaines sources, ce projet semble se heurter à la réalité économique d'une grande partie de la population kinoise.
PLUS DE TRANSPARENCE
Des marchands élèvent leurs voix pour demander plus de transparence de la part des autorités. Si les chiffres évoqués venaient à être confirmés, une révision des conditions d'accès aux stands s'avère nécessaire. Les vendeurs ont tout de même évoqué des propositions telles que l'échelonnement des paiements ou la réduction de la caution.
Aucune communication officielle n'a encore été faite pour infirmer ou confirmer les informations relayées sur les réseaux sociaux. En attendant, le climat reste tendu, et des actions de contestation ne sont pas à exclure, si les préoccupations des vendeurs ne sont pas prises en compte.
Tricya MUSANSI