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Lomami : Le vice-président de l'Assemblée provinciale déchu hier
L'atmosphère au sein de l'Assemblée provinciale de Lomami était électrique hier lundi 05 mai, théâtre d'un séisme politique dont les répercussions se feront sans aucun doute ressentir durablement. Dans une démonstration de force, les 21 députés provinciaux présents lors d'une séance plénière ont voté à l'unanimité la déchéance du vice-président de l'organe délibérant, Augustin Malangu Ndjibu. Cette décision survenue dans un climat de tension palpable, met en lumière une crise profonde au sein de l'institution législative provinciale, alimentée par de graves accusations d'incompétence, d'immoralité et d'usurpation de pouvoirs.
La séance plénière, présidée par le président de l'Assemblée provinciale, Patrick Kilolo, s'est déroulée dans une atmosphère pesante, marquée par la gravité de l'enjeu. L'absence remarquée de Augustin Malangu Ndjibu n'a pas entamé la détermination des députés à mener à terme le processus de destitution. La lecture intégrale de la pétition initiée par le député Josué Nkomo, qui a recueilli l'adhésion de l'ensemble des membres présents, a exposé publiquement les motifs accablants qui ont conduit à ce vote de défiance sans précédent.
Les griefs retenus contre l'ancien vice-président, tels qu'articulés dans la pétition et corroborés par les déclarations du rapporteur adjoint de l'Assemblée provinciale de Lomami, brossent un portrait peu reluisant d'un élu dont le comportement aurait gravement compromis le fonctionnement et l'image de l'institution. L'accusation d'incompétence suggère une incapacité à exercer les fonctions inhérentes à son rang de manière efficace et responsable. Plus grave encore, les allégations d'immoralité jettent une ombre sur l'intégrité de Malangu Ndjibu et sur sa capacité à incarner les valeurs éthiques attendues d'un haut responsable politique.
Cependant, c'est l'accusation d'usurpation de pouvoirs qui semble avoir cristallisé le mécontentement de la majorité des députés. Selon le témoignage précis du rapporteur adjoint, Augustin Malangu Ndjibu se serait livré à une imposture répétée, se présentant fallacieusement comme le président de l'Assemblée provinciale dans diverses circonstances. "Il s'est présenté partout où il arrivait, où il avait été traité comme le président de l'Assemblée, alors qu'il n'était où il est, vice-président de l'Assemblée", a déclaré le rapporteur adjoint, soulignant la confusion et le discrédit engendrés par ces agissements.
L'étendue de cette usurpation de fonction aurait même touché les interactions avec les populations et les autorités administratives. Le rapporteur adjoint a révélé que Malangu Ndjibu aurait proféré des injures à l'encontre de citoyens ayant manifesté leur soutien à d'autres élus, tout en revendiquant indûment la qualité de président de l'Assemblée.
L'affaire prend une tournure particulièrement préoccupante avec les révélations concernant une ingérence présumée dans les affaires administratives de la province. Le rapporteur adjoint a exposé un cas précis datant de décembre 2024, au cours duquel Augustin Malangu Ndjibu aurait abusé de la qualité usurpée de président de l'Assemblée provinciale pour tenter d'imposer des modifications sur les listings de paie des agents et fonctionnaires de l'État. Il aurait ainsi sommé Edouard Nsapu Mbombo, chef de Division provinciale du Budget et président de la Commission provinciale des suivis des paies, de procéder à des remplacements nominatifs spécifiques.
Les députés provinciaux ont clairement indiqué que ces griefs sont solidement fondés sur les articles 31, 107 et 108 du Règlement intérieur de l'Assemblée provinciale. Ces dispositions réglementaires définissent les devoirs et les responsabilités des membres de l'Assemblée, ainsi que les motifs et les procédures pouvant conduire à une sanction disciplinaire, y compris la déchéance d'une fonction.
Félix Mulumba Kalemba