Dernière minute
Société
“Botika kovandela kombo nanga” Jérémie 33:3.
La phrase lingala “Botika kovandela kombo na ngai” se traduit littéralement par : “Arrêtez de vous asseoir sur mon nom.” Ce qui n’aurait aucun sens, sinon fort ambigu si on considérait cette seule traduction littérale. D’où le sens figuré…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
À Limete, sur l'esplanade de la 11ème rue, le quatrième anniversaire de l'Alliance pour le Changement (A.Ch) s'est mué en véritable démonstration de force politique, avec comme thème choisi : "On…
Étranger
L’analyse des conflits mondiaux révèle une constante géopolitique : le rôle pivot du voisinage dans les dynamiques des conflits. Si le voisin peut être un médiateur de paix, il s’avère bien…
Nation
Initialement annoncé pour ce lundi 27 avril, l’examen de la motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a été finalement reprogrammé au…
Loi martiale : Yoon affirme vivre avec "la loi en la démocratie libérale"
SEOUL, 21 jan. (Yonhap) -- Le président Yoon Suk Yeol est apparu ce mardi pour la première fois à la Cour constitutionnelle pour assister à une audience de son procès en destitution. Il a dit qu'il vivait avec "la foi en la démocratie libérale" et a demandé aux juges d'examiner son dossier favorablement. C'est la première fois qu'un président déchu se présentait à un procès à la Cour constitutionnelle.
Yoon a quitté le centre de détention de Séoul situé à Uiwang, dans la province du Gyeonggi, juste au sud de la capitale, et un cortège de voitures escorté par le service de la sécurité présidentielle (PSS) est entré dans le building du tribunal par un parking souterrain, hors de vue du public.
A 14h, Yoon est entré dans la salle en costume et cravate rouge. Il s'est ensuite assis dans l'attente de l'arrivée des huit juges pour la troisième plaidoirie de son procès. "C'est la première fois que j'assiste à une audience aujourd'hui, je vais donc parler brièvement", a déclaré Yoon, après avoir demandé au chef par intérim de la Cour constitutionnelle, Moon Hyung-bae, de lui donner la possibilité de s'exprimer.
"Depuis l'âge de la majorité, j'ai toujours vécu avec la foi ferme en la démocratie libérale jusqu'à maintenant et en particulier durant ma carrière dans le service public", a-t-il dit. "Comme la Cour constitutionnelle est une institution qui existe pour défendre la Constitution, je demande aux juges de m'examiner favorablement à divers égards."
Vers la Cour constitutionnelle
Un cortège de voitures transportant le président Yoon Suk Yeol se dirige vers la Cour constitutionnelle à Séoul, le mardi 21 janvier 2025.
Lors de l'audience qui a duré une heure et demie, les avocats de Yoon ont affirmé que le président n'avait aucun plan d'exécuter le décret de la loi martiale. "L'ébauche du décret a été écrite par le ministre de la Défense de l'époque Kim Yong-hyun et a été revu et révisé par l'accusé (Yoon) afin de satisfaire la forme (de la loi martiale)", a affirmé Chah Kee-whahn, un des avocats de Yoon.
"Le décret était seulement pour créer une forme de la loi martiale, mais il n'était pas destiné à être appliqué et ne pouvait même pas être exécuté", a dit Chah, en ajoutant que l'accusé n'avait pas l'intention de l'exécuter, et il n'avait donc pas de plan d'exécution et n'avait même pas composé d'organe pour l'appliquer.
Chah a déclaré que le déploiement de troupes à l'Assemblée nationale pendant les six heures de l'application de la loi martiale avait eu pour but d'informer le public du "comportement dangereux" du Parlement et de se préparer à un afflux soudain de personnes au Parlement.
Concernant les allégations selon lesquelles Yoon aurait ordonné d'arrêter des hommes politiques et des magistrats, notamment le chef du parti au pouvoir d'alors, Han Dong-hoon, et le président de l'Assemblée nationale Woo Won-shik, l'avocat a affirmé que Yoon n'avait jamais donné ces ordres.
Soutiens de Yoon
Yoon est le premier président à assister à son procès en destitution, alors que les anciens présidents Roh Moo-Hyun et Park Geun-hye ont été absents.
Yoon a été destitué par l'Assemblée nationale le 14 décembre et suspendu de ses fonctions, tandis qu'une enquête est en cours sur des accusations selon lesquelles il a mené une insurrection et abusé de son pouvoir à travers sa déclaration de la loi martiale.
La Cour constitutionnelle dispose de 180 jours pour décider de confirmer ou rejeter la motion de destitution à partir du jour où il a reçu le dossier, le 14 décembre. Si la destitution est maintenue, Yoon sera démis de ses fonctions présidentielles, ce qui entrainerait une élection présidentielle anticipée dans les 60 jours. En cas de rejet, Yoon sera réintégré dans ses fonctions.
Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées devant le tribunal pour montrer leur soutien au président, avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Invalidation de la destitution". La police avait bouclé le périmètre de l'organe juridictionnel et garé des autocars le long des trottoirs pour éviter toute violence entre les manifestants.
Une femme a été appréhendée après avoir attaqué un policier. Dans un quartier situé en face de la Cour, 4.000 personnes ont pris part à un rassemblement pour soutenir Yoon.