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Loi électorale : des résultats doivent être publiés bureau par bureau
*Selon Delly Sesanga, porte-parole des initiateurs de la présente proposition de loi sous examen, appelée « Loi Lokondo », cette méthodologie permettra que les résultats partiels rendus publics soient opposables à tous et empêchera que la Centrale électorale ne les manipule davantage.
Les innovations contenues dans la proposition de « Loi Lokondo » introduisent suffisamment de transparence dans le processus électoral pour être soulignées. Elles sont une réponse aux problèmes pratiques constatés lors de dernières élections de décembre 2018. « Elle vise en clair à construire un système électoral réellement démocratique, stable reposant sur des règles susceptibles de rassurer toutes les parties prenantes au processus électoral et de promouvoir la transparence des élections à tous les niveaux», souligne le G13.
Ainsi, tout en tenant compte des faiblesses des cycles précédents, les innovations apportées touchent de façon générale, à la transparence des opérations de vote, au mode de scrutin et à la certification des résultats et participent à l’amélioration du système électoral rd-congolais.
Le député national Delly Sesanga, porte-parole des initiateurs de la proposition de la «Loi Lokondo» qui va être débattue le mercredi 20 avril courant à l’Assemblée nationale, s’est exprimé sur la réforme de la loi électorale amorcée le 14 avril à l’Hémicycle.
Parmi les innovations, il y a notamment l’obligation d’afficher tous les résultats bureau par bureau sur le site de la CENI, dans les dix jours qui suivent la tenue des élections, sous peine d’annulation du scrutin.
D’après l’élu de Luiza, dans le Kasaï Central, la proposition de loi électorale initiée par le G13 « introduit plus de transparence dans le processus électoral».
Cette proposition, indique-t-il, va également «instaurer un système de traçabilité des résultats pour permettre à ce que les résultats soient publiés bureau de vote par bureau de vote et que les résultats partiels publiés localement soient opposables à tous et empêcher à ce que la commission électorale nationale indépendante ne puisse manipuler davantage les résultats». Cette méthodologie va garantir la vérité des urnes, chère au leader de Lamuka, Martin Fayulu, et permettre aux Congolais de connaitre en temps réel, comme sous d’autres cieux, les résultats des élections.
«Il y a une plus grande responsabilisation aussi des dirigeants de la CENI et les modes des scrutins qui sont adaptés pour éviter la corruption et au niveau des élections. Donc tout ceci représente un progrès et des attentes que notre population souhaite pour le prochain processus électoral», a déclaré Delly Sesanga.
Ce n’est pas tout. La loi Lokondo propose aussi la suppression de seuil électoral. «Il y a des gens qui sont élus dont on ne connaît pas le seuil, moi-même je ne connais pas le seuil de ma liste électorale vous imaginez ? Trois ans après, je ne connais pas le seuil, donc le seuil a été manipulé pour faire passer tel autre ou éliminer un autre candidat. Ce que nous souhaitons désormais c’est qu’au lieu d’avoir le seuil qu’on exige des listes qu’elles soient représentatives sur le territoire national, c’est-à-dire présenter 60% des candidats pour le siège en compétition, ceci est beaucoup plus transparent et préalable se fait a priori alors que dans le système de seuil c’est la commission électorale nationale indépendante qui manipule», a-t-il dénoncé.
Le Porte-parole ne s’arrête pas là. «Nous combattons le clientélisme de la classe politique qui veut aujourd’hui tous les membres de la famille dans un bloc se présentent avec suppléants, cèdent leurs sièges à leurs membres de famille et cette patrimonialisation de l’espace politique par les familles n’est pas quelque chose de souhaitable ».
Le débat sur la réforme de la loi électorale entamé le 14 avril courant va se poursuivre le mercredi 20 prochain 20 avril.
Selon le speaker de la Chambre basse, Christophe Mboso, ce temps mort est décrété pour permettre dans un premier temps aux députés nationaux du Front Commun pour le Congo (FCC), qui ont boycotté la plénière du 14 avril, de revenir siéger à l’Hémicycle. Ces élus, membres de la famille politique dont l’ancien président de la République Joseph Kabila est l’autorité morale, fustigent le manque de consensus sur la question de la loi électorale avant d’ouvrir les débats en plénière. Dans un deuxième temps, cette trêve devrait permettra également aux groupes parlementaires de se concerter afin de lever des options sur différentes propositions soumises au débat.
A noter que la présente proposition de loi est appelée «Loi Lokondo», en hommage à l’engagement républicain du député Henry Thomas Lokondo, élu de Mbandaka, corédacteur, membre du G13, décédé en Afrique du Sud le 10 mars 2021. Didier KEBONGO