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Likasi: Le Service National remet 500 bancs-pupitres à deux institutions publiques
Sous le ciel brûlant du cuivre et la poussière rouge de Likasi, la ville vibrait d’une émotion rare le vendredi 10 octobre. Sur les esplanades de l’Université et de l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Likasi, des visages illuminés, des mains qui applaudissent, des étudiants émus. Le Service National, bras social de la République, venait d’y déposer un trésor simple. Mais lourd de sens : 500 bancs-pupitres flambant neufs.
Un don du cœur, exécuté sur instruction du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et remis par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, le visage serein mais la parole ferme. En deux mois, le Service National a ainsi livré près de 5 000 bancs dans les écoles, universités et instituts supérieurs du Haut-Katanga de l’UNILU à l’ISP-Lubumbashi, en passant par l’Athénée de Katuba et le Complexe Vangu.
À Likasi, l’image frappante de ces bancs neufs alignés sous le soleil a bouleversé plus d’un. Dans une université où les salles débordaient et où les étudiants apprenaient souvent debout ou à même le sol, l’arrivée de ces meubles est un souffle d’air et un symbole de renaissance.
«Béni soit ce jour à Dieu, jour de bénédiction !» s’est exclamé le recteur Louis Palambabula, ému, devant les cadres, étudiants et autorités locales rassemblés. Dans un discours vibrant d’émotion et de gratitude, il a rendu hommage au chef de l’État et salué le lieutenant-général Kasongo Kabwik, «cet oiseau rare porteur d’un souffle nouveau pour l’université congolaise.»
«Ma gratitude va à Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi qui, jour et nuit, se bat pour l’intégrité nationale et pour l’avenir de notre jeunesse. Il a trouvé en la personne du général Kasongo Kabwik l’homme capable de matérialiser sa vision éducative», a déclaré le recteur, salué par une ovation nourrie.
«Pas d’école ni d’université publique sans banc»
Face à ce moment d’émotion, le général Kasongo Kabwik est resté fidèle à sa réputation : un homme d’action, peu de mots, mais des gestes puissants. Avec une simplicité désarmante, il a rappelé le message du Président Tshisekedi : «Pas d’école ni d’université publique sans banc. »
Calme et direct, il a expliqué que cette opération s’inscrit dans les instructions strictes du Commandant suprême des Forces armées, de la Police nationale et du Service national : doter les établissements d’enseignement du pays d’un mobilier décent pour garantir des conditions d’étude dignes.
«Nous commençons par Kinshasa et poursuivons à travers toutes les provinces. Chaque banc installé, c’est un pas vers une éducation équitable», a-t-il souligné, sous les applaudissements de la foule.
250 nouveaux bancs, soit 1 250 places assises
Quelques heures plus tard, le cortège a pris la route de l’Institut Supérieur Pédagogique et Technique (ISPT) de Likasi. L’émotion y était palpable. Pour le général Kasongo Kabwik, ce lieu n’est pas anodin : c’est ici, il y a près de trente ans, qu’il a décroché son diplôme d’État.
Le même jour, il y revenait en donateur, déposant 250 nouveaux bancs, soit 1 250 places assises un symbole fort de reconnaissance envers une institution qui l’a vu naître.
«Ces bancs permettront à nos étudiants d’étudier dans des conditions confortables, en étant enfin assis. Chaque siège est une victoire sur le découragement», a confié le représentant de l’ISPT, la voix serrée d’émotion.
En deux mois à peine, 5 000 bancs livrés dans le Haut-Katanga
Au-delà du bois et du métal, ces bancs portent un message profond. Ils racontent un État qui se souvient de ses promesses, un service public qui agit loin des caméras, et une jeunesse qui retrouve espoir.
En deux mois à peine, 5 000 bancs livrés dans le Haut-Katanga : un chiffre simple, mais un impact immense.
«Un banc, c’est une justice rendue. Une place assise, c’est une dette de la République honorée.
Dans la chaleur rouge du cuivre, entre poussière et ferveur, Likasi a vu s’écrire un nouveau chapitre de son histoire éducative. Et sur ces bancs neufs, polis par le soleil et la fierté, s’assoit désormais toute une génération qui rêve debout mais apprend, enfin, assise.
Jérémie ASOKO