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L’hypothèque électorale sur la session de mars …
Devinette : lorsque députés et sénateurs retrouvent leurs travées respectives à moins de deux ans des élections générales, de quoi devraient-ils parler prioritairement ? Réponse : de l’arsenal législatif en rapport avec la CENI ainsi que la loi électorale.
Pas donc besoin d’un dessin pour subodorer que la session de mars qui s’ouvre ce jour fera la part belle au chapitre électoral. La touche parlementaire est attendue pour que le marathon électoral commence enfin. La CENI étant comparable à un véhicule dont le carburant provient pour moitié réservoir du Parlement et pour l’autre moitié du Gouvernement.
Il va donc sans dire que sans essence ou mazout -c’est selon- le car conduit par Denis Kadima ne saurait démarrer. Vivement le plein pour éviter au pays de rechute dans le « glissement« . Même si cette « rechute » a ceci de particulier qu’elle ne déplait pas forcément aux tenants de l’impérium. Lesquels, en vertu d’une disposition constitutionnelle, rempilent jusqu’à la tenue des prochaines élections. Un principe nourri d’un héritage jurisprudentiel qui date des années Mobutu.
Déjà fin 1991, le Premier ministre d’alors passé à la vitesse de l’éclair de l’opposition radicale au plus juteux des postes y alla de son « dura lex sed lex » ! Pas avare en hyperbole, le polyglotte Jean Nguz renchérira: « pessima lex, sed lex« . Le Maréchal Mobutu rempila pour la énième fois. En fait pour un bonus de sept ans. Un septennat offert sur un plateau d’or !
Le septennat qui fait saliver certains dans la Fatshisphère. L’appétit venant en mangeant Des décennies plus tard, un autre Joseph goûtera aux délices de la prolongation appelée dans le jargon politique rd congolais : « glissement« .
Arrivé au terme de son bail au Palais de la nation en 2016 ;Jkk s’est adjugé deux ans de plus en s’appuyant sur l’article 72 de la Constitution. Un dispositif voulu comme l’antidote à la citation aristotélicienne remixée par Victor Hugo selon laquelle « la nature a horreur du vide« .
Retour à l’enjeu numéro1 de la session de mars pour préciser que si la CENI peut remercier le Ciel de l’avoir retirée de l’étreinte de la CENCO et de l’ECC, elle devra tout de même gagner son procès en illégitimité que les oppositions lui ont intenté. C’est l’unique hypothèque qui pèse encore sur son acceptabilité. Mais, compte tenu des rapports de force post-OPA sur feue la majorité FCC, le team de Denis Kadima ne devrait pas rencontrer d’embûches rédhibitoires dans les travées de l’Hémicycle.
Au traditionnel jeu de « qui sont pour, qui sont contre et qui s’abstiennent », l’issue est connue d’avance. A moins d’un retournement de situation en ce temps où les « variants » jouent des tours aux prévisionnistes et autres futuristes. José NAWEJ