Dernière minute
Société
Plus de 10 millions de morts. Tel est le bilan macabre établi par le système des Nations unies pour la guerre qui sévit dans l’Est de la République Démocratique du Congo depuis environ trois décennies. Un bilan en constante augmentation, d’autant que, chaque jour, au moins une âme tombe sur le…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, la problématique du mariage précoce chez les jeunes filles demeure une préoccupation majeure pour les acteurs des…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, samedi au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres…
Nation
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a effectué une visite de travail, le lundi 19 octobre, au bureau du Procureur général près la Cour de cassation (PGCCAS), Firmin…
A l’heure et à l’ère des opérations conjointes…
Jamais un sans deux, dit-on. Une opération peut en appeler-en cacher ?- une autre. Après l’opération conjointe FARDC-UPDF pour éradiquer le mouvement terroriste ADF, voici la campagne policière mixte (RDC-Rwanda) pour sécuriser la ville de Goma.
Il y a sans doute de bonnes raisons pour que Kinshasa et Kigali conviennent de cette coopération au niveau de deux polices. La sécurité n’ayant pas de prix. Mieux, elle est le prix à payer pour le développement.
Même si, tels des chats échaudés craignant même l’eau froide, les Congolais aimeraient connaître les contours juridiques de ces opérations. Les voisins de l’Est ayant la fâcheuse réputation de brandir des factures synonymes de » casus belli » pour » légitimer » leurs atteintes répétées à l’intégrité du territoire rd congolais.
Pas besoin, cependant, d’un sondage pour imaginer la réaction des Congolais. Surtout ceux de l’Est du pays. Inutile de se cacher derrière ses petits doigts. Le référentiel » Rwanda » renvoie, en effet, à l’agression-occupation. Si elle n’est plus béante, la plaie requiert au minimum un mea culpa dénué de la moindre velléité révisionniste en guise de cautérisation.
Loin d’être anecdotique, ce confiteor de la part du pouvoir rwandais- le même depuis- aurait un effet symboliquement réparateur côté congolais. Difficile de faire d’un trait table rase d’un passé aussi horrible.
Même la plus généreuse de coopérations suppose dans le cas d’espèce que l’on solde les comptes de l’agression et non qu’on la fasse passer par pertes et profits. L’expertise rwandaise ne vaut pas pareil déni.
Pas sûr que Kigali soit enclin à assumer son passé récent sur la terre rd congolaise. Les officiels rwandais ne manquant aucune occasion de décliner toute responsabilité dans les massacres à vaste échelle documentés par l’ONU.
Mwenga, Kasika, Makobola,…Kisangani des villes et localités parmi tant d’autres où des Congolais et , en particulier des congolaises, ont payé le plus lourd tribut de l’occupation rwandaise. Ce n’est pas Dr Denis Mukwege, Prix Nobel de la paix, qui dirait le contraire. Des horreurs que la RDC ne saurait sacrifier sur l’autel des opérations conjointes.
D’autant moins que pour le coup les pompiers d’aujourd’hui sont les pyromanes d’hier. Un oxymore que l’on peut résumer par cette formule : de l’agression rwando-ougandaise à l’expertise tout aussi rwando-ougandaise. José NAWEJ