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L’ESU aux urgences sans urgentistes
Trop tôt pour entonner le requiem de l’année académique 2021-2022. Le spectre d’une année blanche relevant encore au mieux d’une hypothèse d’école, et au pire, d’une vue de l’esprit.
N’empêche, la grève renouvelée des professeurs des universités n’est pas de bon augure pour cette année académique qui a démarré, début janvier, sans vraiment démarrer. Ce retard à l’allumage ne va certainement pas réconcilier les universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles rd congolais avec le calendrier académique universellement admis.
Ce faux vrai départ est un mauvais signal que la RDC envoie à la communauté universitaire internationale. Car, c’est cette année que le système LMD -Licence, master, doctorat- entre en vigueur. Le redressement de l’ESU passe, en effet, par l’arrimage de nos universités au standard international issu du processus de Bologne.
Au chevet du « grabataire » nommé Université rd congolaise, tels des médecins urgentistes, les participants aux états généraux de l’Enseignement supérieur et universitaire ont prescrit une thérapeutique de choc pour tirer le secteur du coma profond dans lequel il est entré depuis plusieurs décennies. Le protocole établi à Lubumbashi- lieu de la tenue des Etats généraux- préconisait notamment la requalification en urgence des conditions salariales et de travail du corps professoral.
Pas besoin d’être grand clerc pour inférer que la reconduction de la grève « sèche et générale » par les profs constitue la preuve que le Gouvernement n’a toujours pas accordé le bénéfice de l’urgence au comateux retenu aux urgences. A la place, comme ses devanciers, l’équipe des warriors se contente d’administrer des calmants à dose homéopathique. Ces palliatifs à court terme qui condamnent l’ESU à une mort à petit feu.
Y-a-t-il matière à crier à non- assistance à malade en danger ? Poser la question, c’est y répondre.
Reste qu’en laissant l’enseignement universitaire agoniser, les gouvernants font l’impasse sur un pan essentiel de notre futur proche. La jeunesse étant l’avenir du pays. Depuis la transformation de cette vérité d’évidence en un slogan désincarné par le Régime Mobutu, plus rien n’a été fait depuis pour investir véritablement dans cette jeunesse. Notamment dans le nec plus ultra potentiel de cette frange que sont les étudiants.
Plus prosaïquement, pour une année placée sous le signe des actions concrètes, l’inaction du Gouvernement face aux revendications archi connues du corps enseignant de l’ESU sonne comme un triste oxymore. José NAWEJ