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« L’esprit de blocage », même sans le FCC
Devoir de mémoire oblige. Il y a un an, le « Frère Félix » avait désenvoûté la maison RDC. Le sorcier FCC et son gourou en chef furent mis hors d’état de nuire. Libéré de l’esprit de « blocage« , le pays de Lumumba voyait la route vers la « prospérité » balisée.
Une année après, la sorcellerie que l’on avait chassée et jetée – avec force prières- dans des lieux arides fait toujours des malheurs. Revoilà le même « frère Félix » y aller de ses imprécations contre ces…sorciers qui perturbent la quiétude sous les tropiques rd congolaises.
Le hic, c’est que ces sorciers n’ont rien à voir avec le FCC. Alors, qui sont-ce ? De deux choses l’une : ou d’autres sorciers nous sont nés ou alors les sorciers livrés à la vindicte populaire, voici un an, n’étaient pas vraiment les seuls qui « mangeaient » les habitants du village. L’artiste Lwambo aurait prévenu : « bandoki basili te« .
Plus sérieusement, le discours du chef de l’Etat, hier, à la Nation via le Congrès comprenait les mêmes ingrédients plaintifs que ses adresses du début du quinquennat où il partageait le pouvoir avec la kabilie. Traités à tort ou à raison -c’est selon- d’empêcheurs de « gouverner en rond« , Joseph Kabila et sa majorité ont été « déboulonnés ».
Devenu seul maître à bord, l’alpha et l’oméga du dispositif institutionnel, Félix-Antoine Tshisekedi dispose à tous les niveaux des hommes et des femmes que lui a placés. Le Gouvernement accusé à mots à peine voilés de lenteur dans la mise en œuvre des projets à impact visible. La Justice qui s’en tire avec un énième procès en intégrité et en efficacité. Après les séquences « arrestations spectaculaires de certaines personnalités et libérations entourées de flous artistiques« , dur , dur de savoir qui fait quoi dans l’appareil judiciaire …
D’un Président XXL, on attend non des plaintes sur le dysfonctionnement de l’appareil d’Etat, mais des solutions aux attentes du plus grand nombre. Est-ce la rançon de l’abonnement à la citation sartrienne « l’enfer c’est les autres » ?
Pour le reste, ici comme ailleurs, le discours du Président donne invariablement lieu à deux postures contrastées ou carrément contradictoires. Les partisans et courtisans du Président boivent toute la parole présidentielle ; les opposants jettent le bébé avec l’eau du bain. Autosatisfaction.. béate d’un côté et critique sans concession de l’autre.
Le grand oral du chef de l’Etat congolais d’hier devant le Congrès ne saurait donc échapper à ce qui a tout l’air d’une « loi d’airain« . Un manichéisme qui laisse très peu de place -c’est un euphémisme- à la nécessaire nuance. José NAWEJ