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Les femmes professionnelles appelées à s’auto-former et persister devant les difficultés
La deuxième édition du Networking Day Femmes Phénoménales, d’Optimum Magazine s’est tenue, le jeudi 13 avril à Kinshasa. Cette année, la rencontre a été axée autour du thème « La conquête » avec trois couleurs phares, le rouge, le noir et le blanc. Les différentes intervenantes ont invité l’assistance, à majorité féminine, à s’auto-former, à persister, dans leurs parcours professionnels, afin de réaliser leurs rêves.
Selon Didier M’pambia, DG de l’agence Optimum, les femmes d’exception de cette année sont celles qui contribuent à promouvoir un modèle de féminité forte et qui ont décidé de tracer leur voie dans leur domaine d’activité en brisant le plafond de verre. «Nous avons pour ambition de promouvoir les modèles inspirants et des champions locaux en dehors de la sphère politique. Les femmes phénoménales inspirent par leurs parcours. Des pionnières qui ont choisi de ne jamais courber l’échine dans une société qui demeure encore discriminatoire. Pour cette édition, un accent a été mis sur le contenu des messages de nos intervenantes qui partageront leurs expériences professionnelles avec le public. Nous rendons hommages également aux femmes de l’Est de notre pays victimes de violence, de barbarie. C’est dans ce sens que nous avons aussi choisi la couleur rouge parmi les couleurs mises en avant», a déclaré le responsable de cette agence.
Dans son intervention axée sur «la conquête de l’égalité entre les genres», Berthe Zinga, professeur à l’Unikin, a indiqué qu’elle lutte à travers son association pour accroître le nombre des professeurs femmes dans les universités. «J’ai rencontré beaucoup de difficultés durant mon parcours professionnel, cependant je n’ai jamais abandonné. Il y avait peu de femmes dans ce milieu professionnel à prédominance masculine. Et pour atteindre nos objectifs, nous nous sommes lancés dans l’encadrement des jeunes étudiantes. Nous faisons le suivi de celles qui ont le profil de devenir assistante, mais des autres jeunes filles en général pour les aider à suivre cette filiale et aller de l’avant car l’émancipation de la femme doit continuer».
Faire valoir ses compétences
La Secrétaire générale d’Africell, Anaiah Bewa, s’exprimant sur la conquête dans le monde professionnel, a fait savoir que si la femme connaît ses forces, cela l’amenera à se distinguer dans son travail. «Le monde professionnel est ardu, aussi la femme ne doit pas se contenter du minima, au contraire elle doit faire valoir ses compétences et cela passe par des auto-formations, l’endurance, la sagesse. Ne jamais se sous-estimer, mais plutôt être à la recherche de la sagesse, ses valeurs au jour le jour afin d’obtenir des postes de responsabilité mérités. La femme met sa force au service de la communauté, ce qui fait d’elle un être plein de résilience».
Pour éclairer davantage l’assistance et mettre en lumière le travail des femmes, certaines ont témoigné sur le combat de celles-ci dans la lutte contre le changement et du courage qu’elles ont montré face au rejet de leur communauté, famille…Vivant à Moanda, au Kongo Central, Pauline Mbenza responsable d’une association, forme des jeunes filles et femmes dans l’agroforesterie. Un moyen de lutter contre la déforestation et de préserver ainsi les forêts primaires. Grâce à son association, plusieurs femmes de cette ville, ont appris à cultiver la terre, produire du miel et transformer les produits de leurs récoltes.
LE HANDICAP TOUCHE LE PHYSIQUE ET NON L’ESPRIT
Stéphanie Mabela, personne à mobilité réduite a, quant à elle, démontré durant sa prise de parole que le handicap touche le physique et non l’esprit. «Bien que mes parents ne m’aient pas envoyé à l’école à cause de mon handicap, j’ai réussi quand même à créer ma propre entreprise qui fabrique des craies pour les écoles. Je gagne ma vie grâce à ce métier et j’ai pu recruter d’autres personnes à mobilité réduite comme moi, elles travaillent et ne vont plus sur les rues quémander de l’argent. A force de travail, j’ai réussi à acquérir une machine pour la fabrique de craies mais je compte en obtenir une plus performante pour une meilleure production», a renseigné l’oratrice. Ayant conquis le public, Stéphanie Mabela a bénéficié d’une offre spéciale. Fyfy Solange TANGAMU