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Les FARDC intercèptent douze combattants Wazalendo en quête de minerais illicites
Douze combattants Wazalendo, un groupe armé opérant dans l’est de la République démocratique du Congo, ont été interceptés hier mercredi 6 novembre par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) près de Biakato, un secteur stratégique situé entre Kasoko et Biakato, dans la chefferie des Babila Babombi territoire de Mambasa.
Selon le Colonel Mak Hazukay, responsable des opérations militaires Sokola 1 Grand Nord, cette opération a également permis de récupérer six armes AK-47 qui étaient en possession des combattants capturés. Ces membres du groupe armé avaient pour mission d’exploiter illicitement les richesses minérales de la région et d’effectuer des missions de sécurité sur les concessions détenues par des ressortissants du Nord-Kivu. La région de Mambasa est marquée depuis plusieurs mois par une recrudescence de l’activité des groupes armés, notamment ceux apparentés aux Wazalendo, qui semblent s’être intensément implantés. Depuis plus de trois mois, ces combattants ont migré vers la province de l’Ituri, où ils ont établi des bases à Biakato et à Mbembese, contribuant à un climat d’insécurité qui a suscité de vives inquiétudes parmi la population.
Leurs opérations, initialement présentées comme étant destinées à combattre les éléments du groupe armé ADF (Allied Democratic Forces) présents dans la région, soulèvent des questions sur leurs véritables intentions.
En effet, les témoignages des habitants et des autorités locales parlent désormais d’une exploitation des ressources naturelles, au détriment de la sécurité et du bien-être des communautés.
La situation est d’autant plus préoccupante que, fin octobre, un autre groupe Wazalendo a été signalé dans le territoire d’Irumu, notamment à Mungamba. Les forces vives de cette localité, en collaboration avec les autorités, ont émis des appels pour le retour de ces combattants dans leur province d’origine, le Nord-Kivu, afin de restaurer un climat de paix et de sécurité dans la région.
L’interception de ce groupe armé par les FARDC est un pas vers la lutte contre l’insécurité croissante dans l’Ituri, mais fait également ressortir la nécessité d’une action concertée pour traiter les causes profondes de ce phénomène et garantir un environnement sûr et paisible pour les populations locales.
Cette situation montre les défis que rencontrent les autorités congolaises face à la prolifération des groupes armés et à l’exploitation illicite des ressources naturelles dans cette riche région, souvent déstabilisée par des conflits armés.
Pascal NDUYIRI