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Didier Lukusa : "A Washington, la RDC s'attend à mobiliser 100 millions USD de commandes de diamant en une année"
La ville de Washington D.C. s'apprête à abriter la toute première édition de la DRC Diamonds Conference 2026. En perspective de ces assises prévues en octobre prochain, le quotidien ''Forum des As'' s'est entretenu avec Didier Lukusa, l'initiateur et le producteur exécutif de cet événement d'envergure internationale. Dans cette interview qu'il nous accorde, cet entrepreneur nous livre sa vision stratégique pour l'avenir minier de la République Démocratique du Congo. Une approche à cheval entre diplomatie économique et transformation locale.
Forum des As : Monsieur Didier Lukusa, pourquoi avez-vous choisi Washington D.C. pour servir de vitrine internationale à la DRC Diamonds Conference 2026 ?
Didier Lukusa : Washington est le centre névralgique de grandes décisions mondiales. Notre choix est stratégique : il s'agit de formaliser et de sécuriser les flux de commandes des acheteurs américains qui attendent le diamant de la RDC avec une réelle impatience. Historiquement, notre diamant a été extrait sans cadre éducatif ni retombées concrètes pour nos terroirs. Sous l'impulsion du Chef de l'État, S.E. Félix-Antoine Tshisekedi, nous changeons de paradigme. Nous passons d'une économie de subsistance à une économie de développement en connectant directement nos producteurs aux circuits financiers mondiaux.
Quel rôle joue le Gouvernement congolais dans cette dynamique de transformation ?
Nous bénéficions d'un alignement politique exemplaire. S.E. Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines, est le pilier de cette mutation. Il est au cœur d'une ambition claire : celle de transformer "le diamant de pauvreté" en "un diamant de développement" pour la prospérité de nos communautés rurales… Portée par le Gouvernement de S.E. Madame la Première Ministre Judith Suminwa et la diplomatie économique, conduite par Son Excellence Madame Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Etrangères, cette mission consiste à intégrer le progrès au cœur même des zones d'extraction. Cela se traduit par la création de véritables chaînes de valeur, l'implantation d'écoles spécialisées et une responsabilité sociétale accrue.
Concrètement, comment les creuseurs artisanaux seront-ils impactés ?
C'est l'essence même de notre action. Dès ce mois de mai 2026, nous lançons des ateliers de coaching pour les artisans miniers. L'objectif est de les préparer à la formalisation des contrats et à la bancarisation des paiements. Nous voulons faire émerger une véritable classe moyenne. Structurer la demande est la seule garantie pour assurer l'épargne, l'investissement et, au final, le bien-être des familles au sein de ces communautés.
Un tel projet nécessite des partenaires solides. Qui vous accompagne dans cette mission ?
C'est un effort collectif titanesque. Je salue la détermination exceptionnelle de Madame Mamie Mujanyi (Free Box) à la tête du comité de pilotage. Elle joue un rôle moteur dans la mobilisation des ressources et des volontés. Son engagement pour l'autonomisation des femmes et l'épanouissement des familles rurales est une source d'inspiration. J'appelle désormais à une mobilisation totale de toutes les parties prenantes, nationales comme internationales, pour faire de ce sommet un succès sans précédent.
Quelles sont les retombées économiques attendues de ces assises?
Nous visons un flux de commandes estimé à 100 millions USD sur les 12 premiers mois. Mais au-delà des chiffres, notre plus grande réussite sera la dignité retrouvée de nos mineurs et le décollage de nos économies rurales. Le diamant congolais doit désormais être synonyme d'éthique, de transparence et de durabilité.
Propos recueillis par Yves KALIKAT