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Les enfants Ngyke réclament la réouverture du procès de l’assassinat de leurs parents
En vue d’apporter la lumière sur le double assassinat de Franck Kangundu Ngyke et de son épouse Hélène Mpaka, le Groupe de presse «La Référence» et sa famille sollicitent l’implication personnel du président de la République Félix Tshisekedi, pour la réouverture de ce procès. Le journal où travaillait Franck Ngyke et la famille veulent guérir de la blessure infligée par ce double meurtre et lever le deuil.
Cette déclaration a été faite hier jeudi 22 juin lors d’un point de presse organisé au siège du journal La Référence Plus dans la commune de Lingwala.
En effet, cela fait 18 ans, depuis la nuit fatidique du 3 novembre 2005 que ce double assassinat a eu lieu. Malheureusement, malgré l’organisation d’un procès, rien ne fut révélé ni sur les auteurs, ni les mobiles et encore moins, les commanditaires de cet assassinat.
En fait, les responsables de ce crime n’avaient jamais été identifiés afin qu’ils soient jugés alors qu’une procédure judiciaire avait bien été ouverte depuis lors.
Pour l’honorable André Ipakala Abeiye Mobiko, propriétaire du Groupe de Presse La Référence, comme le président de la République avait souligné que pendant son mandat, il n’y aura pas de crimes contre les journalistes, il est aussi de bon droit pour que, sous son mandat, ce procès soit rouvert pour élucider toutes les zones d’ombre l’ayant entouré, afin que la vérité éclate au grand jour.
« …Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans un autre environnement où il y a le président Félix-Antoine Tshisekedi, qui a fait comme fixation de son mandat, la plénitude d’un Etat de droit. Nous saisissons cette occasion pour justement formuler une demande, une démarche de la réouverture du procès Franck Ngyke… », a-t-il déclaré.
Il a, par ailleurs, précisé depuis la tenue du procès, aujourd’hui près de dix-huit ans après, aucun fait favorable de la part de la justice congolaise qui puisse apporter toute la lumière sur ce double assassinat.
« … Après 18 ans, on n’a jamais su, on sait quand-même qu’on a commencé mais on ne sait pas si le procès s’est terminé. C’est à quel niveau, on est resté comme ça… », se plaint Monsieur André Ipakala.
«Avec la gouvernance de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui comprend la quintessence d’un Etat de droit, nous disons, il faut la réouverture de ce procès. On veut savoir pourquoi Franck Ngyke Kangundu a été tué. Pourquoi les assassins n’ont pas épargné son épouse, Hélène Mpaka. Jusqu’aujourd’hui on ne sait pas. Faire taire la vérité, ça ne peut plus continuer, il faut absolument que nous réclamions haut et fort… » a-t-il ajouté.
A la suite du patron du Groupe de presse La Référence, Mme Grâce Israëlla Ngyke Kangundu, journaliste et présidente de l’ACOFEPE (Association Congolaise des Femmes de la Presse Écrite) et fille du défunt Franck Ngyke a aussi sollicité l’implication personnelle du chef de l’Etat pour une suite favorable à cette requête formulée.
«Aujourd’hui, nous la famille, nous sommes accrochés aux messages du Chef de l’Etat lors de son intervention lors de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, le 03 mai 2023. A cette occasion, le président de la République, Félix Tshisekedi avait rendu hommage à tous les journalistes assassinés pendant l’exercice de leur métier et avait insisté que pendant son mandat aucun crime va demeurer impuni. Et nous, nous sommes accrochés à cela… », a rappelée Grâce Israëlla Ngyke Kangundu, larmes aux yeux.
Car, elle, avec tous les autres enfants du couple, comme dans un film, avait observé médusée, à travers les fenêtres de la maison, la scène macabre de l’assassinat de leurs parents.
Et de poursuivre : «Depuis ce jour-là que le Chef de l’Etat s’était adressé aux hommes et femmes des médias, j’avais pris le courage pour l’interpeller et lui dire que je suis la fille de Franck Ngyke. Et sur le champ, le président Félix Tshisekedi avait donné des instructions qui, malheureusement, restent jusqu’à ce jour une lettre morte. Raison par laquelle, nous nous sommes dits, il faut parler, crier parce que c’est lui le garant de la nation… »
« … Notre communication d’aujourd’hui est basée sur la demande de l’implication du chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans l’affaire Ngyke… » a précisée Grâce Israëlla Ngyke Kangundu.
Fille biologique de Franck Ngyke, à l’assassinat de son père, elle décida de s’inscrire à l’IFASIC pour qu’à la fin de ses études, elle puisse honorer la mémoire de son défunt père en exerçant le même métier que lui.
Elle n’a pas manqué de rappeler les qualités louables de Franck Ngyke qui fut dans la profession, un grand journaliste doublé d’humilité et de rigueur professionnelle.
Enfin, Grâce Israëlla Ngyke a lancé un appel à la solidarité de toute la corporation pour que la mort du journaliste Franck Ngyke Kangundu, mieux connu sous le sobriquet de «Maréchal» soit élucidée.
Plaidoyer pour un espace de commémoration des journalistes
D’une part, l’honorable André Ipakala Abeiye Mobiko, a sollicité auprès des gouvernants et aux partenaires extérieurs une place ou un espace où les journalistes décédés par crimes puissent être commémorés.
Selon lui, les journalistes assassinés dans leur profession méritent une place en vue de leur commémoration comme le cas pour les artistes au rond-point Victoire.
Il sied de rappeler que c’était dans la nuit d’un certain 3 novembre 2005, vers minuit, que l’ancien chef de rubrique Politique au quotidien La Référence Plus, Franck Ngyke Kangundu et sa femme Hélène Mpaka sont lâchement assassinés à leur domicile, au quartier Mombele dans la commune de Limete, devant leurs cinq enfants alors qu’ils revenaient du travail. La Référence Plus