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Le bel exemple ivoirien…
Le président ivoirien Alassane Ouattara, entouré de ses deux prédécesseurs, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo. Impossible de regarder cette photo sans voir défiler les péripéties du passé récent de Côte d’Ivoire. Guerres civiles, rébellions, crises politiques à forte consonance ethnique.
Jadis, havre de paix, le pays d’Houphouët Boigny a frôlé la partition. Avec, il est vrai, la sempiternelle main noire- ou plutôt « blanche » – qui, sur le Continent africain, excelle dans l’art très machiavélique du « diviser pour mieux régner« . Les nuits abidjanaises portant conseil, les trois leaders semblent revenus à de bons sentiments.
En tout cas, ils paraissent avoir pris l’exacte mesure du suicide collectif qui menaçait leur pays. Les voilà entrain de tordre le cou à toutes les prédictions millénaristes sur la Côte d’Ivoire sur la mode « plus jamais ça« . Pourvu que ce geste emblématique de leadership, aussi responsable qu’éclairé, s’inscrive dans la durée.
Il y a fort à parier que l’onde de choc de ces retrouvailles- rabibochage traversera tout le pays. Les Ivoiriens se reconnaissant très majoritairement à travers ces trois figures de proue de leur scène politique. L’exemple vient d’en haut, dit-on. « Il n’y a pas de mauvaises troupes, il n’y a que de mauvais chefs », renchérit-on
Certes, comparaison n’est pas raison. N’empêche que, mutatis mutandis, le rapprochement républicain et patriotique de principaux leaders ivoiriens charrie un message qui part du port d’Abidjan jusqu’au bord du fleuve Congo.
Qui ne rêverait pas de voir les dirigeants politiques rd congolais, en commençant par le président de la République et son prédécesseur, reprendre langue pour l’intérêt supérieur de la Nation? Surtout en ce moment où l’intégrité du territoire est derechef menacée par la même coalition dont le Rwanda et les rebelles d’opérette congolais ne sont que la partie visible de l’iceberg ? Qui ne souhaiterait voir le chef de l’Etat briser la glace et tendre la main à ses adversaires politiques réels pour un vrai front républicain face à la guerre dans l’Est et au risque d’une crise électorale à venir?
« Gouverner, c’est prévoir ; et ne rien prévoir, c’est courir à sa perte« . Les trois présidents Ouattara, Bédié et Gbagbo ont fait leur cette citation d’Emile de Girardin. Bien leur en prit. Puisse le bel exemple ivoirien inspirer le leadership congolais. José NAWEJ