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La MONUSCO tient à garantir l’assistance humanitaire et les droits de l’homme
A quelques heures de l’entrée en vigueur de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, la Cheffe de la MONUSCO exprime ses craintes quant aux implications en matière d’assistance humanitaire et de droits de l’homme. C’est dans cette optique que la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, Mme Bintou Keita, a rencontré le Président Félix Tshisekedi le mardi 4 mai dernier, pour discuter de l’état de siège qui entre en vigueur ce jeudi 6 mai dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
C’est du moins ce qu’a indiqué, hier, le porte-parole de la Monusco, M. Mathias Gillmann, lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies.
« C’est une décision souveraine qui peut avoir des implications significatives en matière d’assistance humanitaire et de droits de l’homme », a-t-il fait remarquer Mathias Gillmann.
D’après ce porte-parole onusien, la MONUSCO va étudier l’ordonnance en profondeur avec les agences des Nations unies. Elle fera part de ses observations aux autorités, en temps opportun et de manière constructive.
La discussion entre le Chef de l’Etat et la Représentante spéciale du SG en RDC a porté sur les attentes des autorités en matière de soutien de la part de la mission onusienne, afin de restaurer la sécurité dans les deux provinces.
L’entretien avec Félix Tshisekedi a porté également sur la nécessité de protéger les droits fondamentaux des populations dans la mise en œuvre de l’état de siège, a indiqué Matthias Gillmann.
Toutefois, la MONUSCO prend acte du fait que l’état de siège est décrété pour une période initiale de 30 jours et que son éventuelle prorogation nécessite consultation avec l’Assemblée nationale et le Sénat, a-t-il noté.
Bintou Keita a profité de l’occasion pour saluer l’investiture du gouvernement Sama Lukonde. Elle a réaffirmé la détermination du système des Nations unies à soutenir autant que possible les priorités énoncées en matière de sécurité, de renforcement de l’autorité de l’Etat, de promotion des droits de l’homme, d’assistance humanitaire et de développement.
Ainsi, la MONUSCO se félicite en particulier de la détermination exprimée par le Premier ministre de se mettre au travail rapidement. Notamment sur des réformes institutionnelles majeures: réforme de la justice et du secteur de la sécurité.
La MONUSCO salue, par ailleurs, « l’engagement personnel pris par le Premier ministre à accorder la priorité au DDRCS et à démarrer un programme concret sur la réintégration des anciens combattants sur une base communautaire. L’accent a été mis sur l’Agenda Femmes Paix et Sécurité, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes dans les institutions, la protection de l’intégrité physique des femmes et, plus largement, la lutte contre les violences sexuelles.
Mathy Musau