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A la clôture d’un atelier régional : Vers la création d’un cadre permanent sur les questions des droits fonciers et environnementaux
Nous recommandons la création d’un cadre des discussions êrmanent pour traiter les questions des droits fonciers et environnementaux avec les décideurs de la République démocratique du Congo ». C’est ce qu’ont déclaré les participants de l’atelier régional sur la justice dy genre, l’accaparement des terres et la protection des droits fonciers de ces assises tenues du 5 au 6 novembre à Kinshasa.
Au cours de cette rencontre, les participants ont souligné l’urgence de renforcer les capacités des membres des communautés locales et autochtones. De même, celles des défenseurs des droits fonciers et environnementaux sur les questions foncières et la gouvernance des terres.
Les participants ont insisté sur la nécessité de tenir compte du consentement libre informé au préalable (CLIP) des communautés, avant de procéder à toute action des cessions des terres aux investisseurs.
Il a été aussi question de l’acquisition des grandes superficies des terres agricoles par des investisseurs étrangers et nationaux au détriment des populations locales. Ces dernières se retrouvent, privées de leurs moyens de subsistance ou carrément expropriées.
En rapport avec cet épineux problème, Moïse Mbimbe, chargé du programme à International Land Coalition Afrique (ILC), a indiqué que la problématique liée à l’accaparement des terres était un symbole des contradictions susceptibles de faire jaillir la lumière et des idées en faveur de la gouvernance foncière, sensible aux communautés locales et autochtones.
Aussi au genre et aux défenseurs des droits fonciers et environnementaux, limitant les acquisitions foncières à grande échelle.
D’autres rencontres RECOMMANDEES
» L’ILC accorde beaucoup d’intérêt et croit énormément aux dynamiques multi acteurs. Nous pensons qu’il est important que tous les acteurs soient autour d’une même table pour qu’ils puissent discuter de tous les intérêts attachés à ces questions pour qu’il y ait des solutions durables, en faveur d’une gouvernance foncière centrée sur les personnes et tenir compte des parties prenantes, en particulier les communautés locales et autochtones« , a fait savoir le Chargé de Programme à l’ILC.
Pour les organisateurs, cette activité n’est pas la dernière. Elle sera suivie par d’autres dialogues où les participants seront invités à approfondir la réflexion sur les différents thèmes à savoir ; l’audit du genre, les questions relatives aux données foncières, aux situations d’accaparement et à la possession des terres à grande échelle accordées aux investisseurs au détriment des communautés dépossédées de leurs terres.
Les acteurs présents à l’atelier ont été appelés à rester attentifs au dialogue, afin que cette réunion implique les autres au niveau régional ,(Madagascar, Cameroun, Sénégal, Kenya). Cela pour continuer la dynamique et trouver des solutions et des réponses adéquates en amont suite aux ennuis auxquels sont confrontés les défenseurs fonciers et environnementaux.
Organisés par la Coalition foncière nationale (CFN) en collaboration avec la Plateforme régionale 9-10, pour promouvoir la justice de genre, la lutte contre les accaparements des terres et la protection des défenseurs des droits fonciers, ces travaux se sont déroulés grâce à l’appui de International Land Coalition Afrique (ILC).
Fyfy Solange TANGAMU