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A Kisangani, Denis Mukwege s’incline devantla tombe des victimes de la guerre de six jours
Candidat à la présidentielle du 20 décembre prochain, Denis Mukwege a foulé le sol boyomais hier mercredi 6 décembre. Son aéronef a atterri à l’aéroport international de Bangoka à Kisangani, à 14h40′, révèle un membre de la délégation. Témoin des atrocités commises sur les femmes dans son Kivu natal, le Prix Nobel de la Paix a tenu à rendre un vibrant hommage aux victimes de la guerre des six jours qui a opposé l’armée rwandaise à l’armée ougandaise dans la capitale de la province de la Tshopo.
Massés sur le tarmac de l’aéroport de Bangoka, les cadres de l’Alliance des Congolais pour la refondation de la nation (ACR, regroupement politique qui porte Denis Mukwege, attendaient leur hôte pour une poignée de main en guise de bienvenue. Militants et délégation se sont aussitôt engagés sur la route qui mène au centre-ville de Kisangani, escortés par une foule dense qui tenait à voir de visu le tout premier Prix Nobel de la paix de la République démocratique du Congo.
Une fois à la 18ème rue à Kabondo, le candidat n°15 à la présidentielle du 20 décembre a été contraint, par la population, de descendre de la voiture pour poursuivre le trajet à pieds. La caravane est ainsi partie de la 18ème rue route TP Kabondo à la place de la Grand’poste, en passant par le marché central, l’ACKIS, le rond-point du Canon… jusqu’à la place de la grande poste.
Tout le long de ces 4 kilomètres, Denis Mukwege était ovationné par une population en liesse qui ne jurait que sur le numéro 15 pour la présidentielle du 20 décembre prochain. De nombreux curieux et sympathisants s’attendaient, en effet, à le voir briguer la magistrature suprême en République démocratique du Congo.
« Trop, c’est trop »
A la tribune de la Grand’poste, le médecin de l’hôpital de Panzi (Sud-Kivu) a jugé l’occasion propice pour s’adresser aux Boyomais. « Nous allons, dit-il, commencer le plan de paix en 2024. Nous devons dire : trop c’est trop. Nous devons nous prendre en charge. Et c’est possible que Kisangani devienne une ville de transformation agricole« .
Au terme de son adresse, le candidat n°15 a accordé la parole au public pour recueillir ses désiderata. Les Boyomais lui ont présenté leurs attentes face aux éventuels projets de développement de la province de la Tshopo.
C’est juste après cette communion avec le public que le candidat Denis Mukwege s’est dirigé au cimetière des victimes de la guerre de six jours. Guerre qui a opposé, en 2000, les armées rwandaise et ougandaise dans la ville de Kisangani. Le Prix Nobel de la Paix s’est incliné devant la tombe des victimes, rappelant son combat sur la mise en œuvre des recommandations du rapport mapping. Yves KALIKAT