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Kinshasa : Quatre écoles bénéficient de 1. 200 bancs des bâtisseurs, ex-Kuluna
Le quartier Kitambo à Kinshasa s'éveille le lundi 12 mai matin au son des marteaux et des rires d'enfants. À l'intérieur du complexe scolaire Iti kitambo, l'effervescence est palpable. Ce ne sont pas de simples visiteurs ou des parents d'élèves qu'on attend, mais des bancs et pas n'importe lesquels. Trois cents bancs, flambant neufs, fabriqués par les bâtisseurs du Service national (SN), dirigé d'une main experte par le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwit.
Les élèves eux-mêmes, manches retroussées et visages rayonnants, s'activent à remplacer les vieux meubles rongés par le temps et l'usure. Une scène à la fois touchante et symbolique : l'avenir en train de façonner son propre cadre d'apprentissage. Dans les salles autrefois délabrées, où certains enfants suivaient encore les cours assis à même le sol, les bancs neufs apportent bien plus qu'un simple confort ils redonnent à ces élèves la dignité et l'espoir d'être Congolais.
" Aujourd'hui, nos enfants vont enfin étudier dans de très bonnes conditions ", souffle, ému, un enseignant du complexe scolaire. " Là où hier encore les salles de classe ressemblaient à des salles d'attente de fortune, aujourd'hui c'est la concrétisation d'une vision présidentielle", renchérit-il.
Car, derrière ces bancs soigneusement alignés, se cache une volonté politique forte. Celle du président Félix-Antoine Tshisekedi, déterminé à faire de l'éducation gratuite non plus un simple slogan, mais une réalité tangible. Avec l'augmentation du nombre d'élèves grâce à la gratuité de l'enseignement, les infrastructures ont vite montré leurs limites. Le Service national, bras opérationnel de cette politique sociale, a pris le relais.
À Ngaliema, le même jour, l'Institut Technique professionnel a, lui aussi, reçu 300 bancs. Les élèves, fiers et reconnaissants, mesurent la portée de cet acte. L'un d'eux, la voix encore tremblante d'émotion, confie : " Ces bancs nous ouvrent l'horizon, ils nous donnent l'opportunité de continuer nos études dignement. "
Au-delà des écoles, c'est aussi une histoire de rédemption nationale qui s'écrit. Les bancs livrés sont l'œuvre de jeunes autrefois surnommés Kuluna, ces marginaux de la rue, aujourd'hui devenus bâtisseurs de la nation sous la houlette du Service national. " Merci au chef de l'État d'avoir transformé ces enfants perdus en artisans de l'avenir ", déclare un cadre scolaire.
En une semaine, ce sont 1 200 bancs qui ont été distribués dans quatre écoles de la capitale : ITI Kitambo, l'Institut technique de Ngaliema, l'Institut Président Kasa-Vubu et l'Institut Wangata. Des gestes simples en apparence, mais d'une portée sociale inestimable.
Fidel Makabi, enseignant à l'Institut Kasa-Vubu depuis 28 ans, ne cache pas sa satisfaction : " Chaque année, on nous amenait des bancs fragiles faits de planches de manguier. Mais cette fois-ci, c'est du solide. Je suis fier pour mes élèves. "
L'émotion est aussi au rendez-vous à l'Institut Wangata, où les autorités scolaires saluent cette dotation qui " permettra d'équiper tous les locaux en bancs-pupitres conformes aux standards pédagogiques internationaux ".
Ces bancs sont bien plus que du bois et des clous. Ils sont le symbole d'une volonté politique affirmée et d'un engagement social sincère. Une preuve que, parfois, l'histoire d'un peuple se construit aussi à hauteur d'enfant, assis sur un banc, le regard tourné vers l'avenir.
Jérémie ASOKO