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Kasaï-Central : psychose à Kananga après des cas présumés de rituels criminels ciblant des passants
Un climat d'inquiétude gagne la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, où plusieurs cas troublants assimilés à des pratiques rituelles criminelles ont été signalés ces dernières semaines. Des témoignages concordants font état d'un mode opératoire bien rodé impliquant des groupes d'individus qui s'en prendraient à des passants à travers une mise en scène apparemment anodine, mais aux conséquences graves.
Selon des récits recueillis auprès des victimes et des témoins, les faits se déroulèrent de manière quasi similaire. Une personne sort d'une parcelle et, au moment où un passant arrive à proximité, feint de jeter de l'eau sur la chaussée. L'eau éclabousse alors le corps de la victime ciblée. L'auteur présumé de l'acte s'approche aussitôt, multipliant des excuses et proposant d'essuyer les vêtements mouillés. C'est à ce moment qu'il sort un mouchoir ou un tissu et procède à des gestes d'essuyage sur la victime. D'après plusieurs témoignages, c'est immédiatement après ce contact que la personne visée perd connaissance, se désoriente ou s'effondre brutalement.
Des riverains évoquent des scènes où les victimes, incapables de parler ou de se mouvoir, sont ensuite emmenées vers une destination inconnue par les présumés auteurs, parfois avec la complicité d'autres individus postés non loin des lieux.
TROIS ÉTUDIANTES CIBLÉES AU QUARTIER PLATEAU
Le cas le plus récent, qui alimente actuellement la psychose collective, s'est produit hier lundi 2 mars dans le quartier Plateau, ville de Kananga. Trois étudiantes ont été victimes de cette pratique alors qu'elles circulaient dans la zone.
Selon des sources locales, l'une des jeunes femmes a pu être retrouvée et prise en charge. Elle est actuellement suivie au niveau communal, dans un état jugé stable, bien que profondément choquée par les événements. En revanche, les deux autres étudiantes seraient toujours portées disparues à l'heure où nous mettons sous presse.
Leur disparition suscite une vive émotion au sein de la population, notamment dans les milieux estudiantins et parmi les familles qui réclament des investigations urgentes pour faire toute la lumière sur ces faits.
Si, dans l'opinion publique, ces actes sont rapidement qualifiés de " rituels ", certaines sources sécuritaires invitent à la prudence dans l'interprétation des faits. Elles n'excluent pas la possibilité d'une technique d'escroquerie, d'enlèvement ou d'empoisonnement utilisant un produit chimique ou narcotique à effet rapide appliqué par contact.
Des spécialistes en santé interrogés anonymement évoquent, quant à eux, l'hypothèse de substances pouvant provoquer des pertes de connaissance temporaires, notamment si elles sont absorbées par la peau ou inhalées. Toutefois, aucune expertise officielle n'a encore été rendue publique pour confirmer ou infirmer ces hypothèses.
En l'absence de communication formelle des autorités judiciaires ou policières, le terrain reste propice aux spéculations, alimentant la peur et la méfiance entre habitants. Face à la recrudescence de ces cas signalés, des voix s'élèvent au sein de la société civile pour appeler à une réaction rapide des services de sécurité. Plusieurs leaders communautaires recommandent aux habitants de redoubler de prudence, d'éviter les contacts physiques avec des inconnus dans la rue et de signaler tout comportement suspect aux autorités compétentes.
Les parents, de leur côté, sont invités à sensibiliser leurs enfants, notamment les élèves et étudiants, sur les risques potentiels et sur la nécessité de circuler en groupe, particulièrement dans les zones jugées sensibles. À Kananga, les conversations tournent désormais autour de ces incidents. Sur les marchés, dans les établissements scolaires et les universités, la peur d'être la prochaine victime s'installe progressivement.
Félix MULUMBA Kalemba