Dernière minute
Société
Mes amis il faut travailler pour réussir dans la vie !» Absolument ! Qui, d’entre nous, du moins qui raisonne bien, peut nier l’évidence de cette réalité selon laquelle le travail est un pilier fondamental de l’épanouissement, du développement de l’homme ?
Mais, avant d’…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
C'est avec un air très très satisfaisant que la Députée Nationale Élue d'Ango, Grâce Neema Paininye, a reçu la nouvelle de la reprise, à Kinshasa, des travaux de la Tripartite RDC-HCR-RCA, mettant…
Étranger
Kénitra - Sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d'Etat-Major Général des Forces Armées Royales (FAR), Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El…
Nation
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) hausse le ton après les violences qui ont marqué le sit-in de la Coalition 64 (C64), le vendredi 12 juin à Kinshasa. Dans un…
Kasaï-Central : Des enfants de 6 à 16 ans exploités dans la carrière de Nganza
Face à l’augmentation alarmante des cas d’enfants mineurs engagés dans des activités commerciales à Kananga, malgré les principes de la gratuité de l’enseignement de base, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer cette situation préoccupante.
Le phénomène, qui touche la tranche d’âge scolaire, soulève des questions essentielles sur les droits de l’enfant, l’accès à l’éducation et l’engagement des autorités locales à protéger les plus vulnérables.
La gratuité de l’enseignement, proclamée par le gouvernement, a été conçue comme un levier pour améliorer l’accès à l’éducation et réduire les inégalités. Pourtant, dans les rues animées de Kananga, cette promesse semble encore lointaine pour de nombreux enfants.
La constat est qu’un nombre croissant d’enfants sont vus vendre divers produits, allant des fruits et légumes aux articles ménagers, souvent sous la pression de la pauvreté familiale et de l’urgence économique.

Cette situation n’est pas sans rappeler la directive du gouvernement provincial, qui a formellement interdit le travail des enfants dans le commerce. En dépit de cette interdiction, les autorités locales semblent impuissantes face à un problème qui s’étend.
Les commerçants réputés et les habitants de la ville expriment leur consternation, notant que même les campagnes de sensibilisation sur les droits des enfants et l’importance de l’éducation se heurtent à la réalité socio-économique qui prévaut dans la région.
Incapacite des autorites a faire appliquer les lois
L’incapacité des autorités à faire appliquer les lois en vigueur soulève des interrogations sur la gouvernance locale. Alors que les enfants continuent d’évoluer dans des environnements souvent hostiles et néfastes pour leur développement, les risques d’abus, d’exploitation et de négligence sont alarmants. De nombreux enfants, pris dans ce cycle de travail précoce, voient leurs chances d’éducation et d’avenir gravement compromises.

Les ONG locales et les défenseurs des droits de l’enfant appellent à une action immédiate. Ils suggèrent que le gouvernement provincial intensifie ses efforts pour renforcer et faire appliquer les lois existantes et mette en place des programmes d’assistance qui pourraient soutenir les familles en difficulté afin d’éviter que les enfants ne deviennent le moteur économique de leurs foyers.
«La lutte contre ce fléau doit être une priorité partagée, engageant non seulement les acteurs gouvernementaux mais aussi la communauté, les entreprises et les organisations internationales. Il est impératif de se rappeler que l’éducation est la clef pour briser le cycle de la pauvreté, et que chaque enfant a un droit fondamental à grandir dans un environnement où il peut s’épanouir pleinement, sans la pression de travailler pour survivre», plaident ces ONG.
Dans ce contexte, Kananga et la province du Kasaï-Central se trouvent à un carrefour décisif. L’avenir des enfants et la promesse d’un enseignement gratuit et accessible dépendent de l’engagement collectif à faire respecter les lois sur le travail des enfants et à soutenir les initiatives qui plaident pour leur éducation et leur bien-être.
des Enfants de 6 à 16 ans exploités dans la carrière de nganza
En dépit des efforts gouvernementaux visant à assurer un accès gratuit à l’enseignement primaire, la réalité sur le terrain révèle une situation alarmante. Des enfants de Kananga, âgés de 6 à 16 ans, continuent d’être exploités dans la carrière de Nganza, forçant certains à abandonner l’école pour contribuer à la survie de leurs familles.
Des enfants, le visage marqué par la fatigue et la détresse, s’affairent à effectuer des tâches périlleuses dans un environnement à la fois dangereux et précaire. Tel est le spectacle triste que nous offre la ronde effectuée hier mercredi sur ce site.
Ces jeunes, qui devraient être assis dans des salles de classe à apprendre, se voient contraints de participer à des travaux laborieux pour soutenir financièrement leurs parents.
La gratuité de l’enseignement primaire, instaurée pour réduire le taux de déscolarisation et offrir un avenir meilleur aux jeunes Congolais, semble n’avoir eu que peu d’effets à Kananga. Les familles, souvent frappées par la pauvreté, se retrouvent dans une situation où le travail des enfants devient une nécessité pour subvenir à leurs besoins quotidiens. «C’est un dilemme cruel», déclare Mama Célestine, une mère de famille, «je veux que mes enfants aillent à l’école, mais nous n’avons pas d’argent pour manger. Quand ils travaillent, cela aide un peu».
Les conséquences de cette exploitation sont désastreuses : non seulement ces enfants sont privés d’éducation, mais ils sont également exposés à de nombreux risques, dont des blessures physiques et des troubles psychologiques.
Les préoccupations pour leur bien-être sont grandissantes parmi les ONG locales et les défenseurs des droits de l’enfant, qui lancent un cri d’alarme sur cette situation indigne.
«Le gouvernement doit intensifier ses efforts pour lutter contre cette exploitation et garantir que l’accès à l’éducation soit réellement effectif», souligne un responsable d’une ONG axée sur les droits des enfants qui a requis l’anonymat.
Et d’ajouter: «Des programmes de soutien familial, des incitations à la scolarisation et des sensibilisations à l’importance de l’éducation sont urgemment nécessaires».
Selon lui, la situation à Nganza met également en évidence le besoin d’une approche intégrée, incluant la sensibilisation des communautés sur les droits des enfants et l’importance de l’éducation pour un avenir meilleur.
«La sensibilisation et la mise en place de solutions holistiques pourraient représenter une lueur d’espoir pour ces enfants dont les rêves sont actuellement assombris par les réalités économiques», a-t-il déploré.
«Dans ce contexte, il est essentiel d’apporter un changement durable. Le respect des droits des enfants et l’accès à une éducation de qualité doivent devenir des priorités non seulement pour le gouvernement, mais aussi pour la communauté dans son ensemble. La situation des enfants de Kananga doit servir de catalyseur pour un engagement collectif vers un avenir où chaque enfant peut accéder à l’éducation sans la contrainte du travail forcé», a martelé cet acteur de droits de l’enfant.
Félix MULUMBA KALEMBA