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Kananga : Une ONG dénonce la libération scandaleuse d'un présumé auteur de viol
L'Organisation non gouvernementale Femme main dans la main pour le développement Intégral (FMMDI) a lancé une alerte retentissante, exprimant sa "profonde amertume" et son "indignation" après la libération inattendue par le Parquet général de Kananga d'un présumé auteur de viol. L'affaire prend une tournure d'autant plus choquante que l'accusé est décrit comme l'époux d'une responsable d'église locale, soulevant des questions graves sur l'intégrité et l'indépendance du système judiciaire congolais.
Dans un communiqué empreint de colère et de désarroi, la FMMDI qualifie cette décision de "choquante et incompréhensible", estimant qu'elle "porte gravement atteinte à la confiance que notre population place en l'appareil judiciaire".
Alors que la victime continue de subir les "séquelles physiques, psychologiques et sociales de ce crime", l'ONG déplore que "la justice, censée la protéger, choisit de céder à la pression, aux influences et aux manœuvres opaques."
Cette libération, dont les circonstances restent opaques, suscite une vive émotion au sein de la société civile et de la population du Kasaï Central. Elle renforce le sentiment d'une justice à deux vitesses, où l'impunité pourrait prévaloir en fonction des connexions ou de l'influence des individus, indique FMMDI.
L'ONG ne mâche pas ses mots en rappelant "solennellement aux magistrats et aux instances judiciaires que rendre un jugement partial ou basé sur des compromissions, surtout dans une affaire de viol, constitue non seulement une faute morale, mais un véritable crime contre la victime". L'organisation insiste sur le fait qu'une telle décision revient à "sacrifier une seconde fois son avenir, sa dignité et sa quête de réparation".
PAS D'IMPUNITE DANS LES AFFAIRES DE VIOL
Pour la FMMDI, le constat est amer : "Une justice corrompue ou influencée n'est plus une justice. Elle devient complice de l'impunité." Pour les observateurs, cette déclaration forte souligne la gravité de la situation et la perception d'une institution judiciaire qui, au lieu de défendre les plus vulnérables, les trahit.
Face à ce qu'elle considère comme un déni de justice, l'ONG de défense des droits des femmes lance un appel pressant pour une enquête indépendante sur les circonstances précises de cette libération. L'ONG exige également des "sanctions exemplaires à l'endroit de tout magistrat ayant failli à sa mission".
Le communiqué conclut sur un ton de défi et de détermination : "Tant que la justice restera malade, les victimes continueront de souffrir en silence. Et nous, organisations et citoyens engagés, refusons de nous taire." La société civile locale indique que cette position ferme de la FMMDI est un signal clair qu'elle ne tolérera pas l'impunité dans les affaires de viol et continuera de militer pour une justice équitable et transparente.
Félix MULUMBA Kalemba