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Kananga : La mairie interdit la vente le long des artères, le gouvernement s’oppose, les vendeuses se plaignent
Dans un mouvement significatif vers l’organisation et la régulation du commerce, la mairie de Kananga a mis en place un nouveau système visant à éradiquer le commerce informel dans la ville. Depuis la semaine dernière, la police a commencé à désinstaller les marchés dits » pirates » et à renvoyer les vendeuses qui exposent leurs marchandises le long des artères principales. Cette initiative, bien que visant à structurer la vente et à garantir un commerce équitable, suscite de vives inquiétudes parmi les commerçants concernés et des critiques de la population.
Le nouveau dispositif de la mairie a pour principal objectif de lutter contre le commerce informel, un fléau qui, selon les autorités, nuit à l’économie locale, provoque des accidents en multiples répétitions et entrave le développement d’un environnement commercial régulé.
Les responsables urbains soutiennent que ces marchés non autorisés perturbent non seulement la circulation, mais aussi la sécurité des consommateurs, en raison d’un manque de contrôles sanitaires et d’hygiène.
Cependant, les conséquences de cette décision sur les milliers de vendeuses de Kananga, qui dépendent de cette activité pour subvenir aux besoins de leurs familles, sont déjà importantes. Depuis l’application de cette nouvelle mesure, de nombreuses femmes se retrouvent non seulement sans espace pour vendre leurs produits, mais aussi sans revenus, tracassées par la police, générant ainsi une détresse économique majeure au sein de la communauté.
INSUFFISANCE D’ESPACE DES MARCHES AUTORISES
Des vendeuses interrogées rapportent que les marchés autorisés ne peuvent accueillir la totalité des commerçants, en raison du manque d’espaces disponibles. » C’est une situation désespérée. Que devons-nous faire ? Les marchés sont déjà pleins et il n’y a pas de place pour nous. Nous avons besoin de travailler pour nourrir nos enfants « , s’est plainte l’une d’elles, visiblement affectée par cette nouvelle politique. Cet élan d’exclusion pourrait, selon des observateurs, mener à une aggravation de la situation alimentaire dans la région, entraînant une multiplication des cas de famine si aucune stratégie d’accompagnement n’est mise en place par le gouvernement.
La chronologie des événements de la semaine dernière a été marquée par une réaction immédiate des vendeuses et de leurs associations, qui ont commencé à mobiliser des manifestations pacifiques pour dénoncer cette politique jugée » injuste » et » dévastatrice « . Des chants et des slogans résonnent dans les rues de Kananga, demandant de revenir à une situation où leur travail était accepté et où elles pouvaient exercer leur commerce librement.
CLIMAT D’INSECURITE ET DE MEFIANCE
Au cœur des préoccupations croissantes de la population de Kananga, le gouverneur de la province du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, a pris des mesures fermes pour répondre aux signalements récents d’abus de pouvoir et de violence perpétrés par la police à l’encontre de citoyens paisibles. Ces incidents, qui se sont multipliés le long des principales artères de la ville, exacerbent un climat d’insécurité et de méfiance vis-à-vis des forces de l’ordre, sapant ainsi la quiétude publique que les autorités s’efforcent de maintenir.
L’inquiétude générale s’est intensifiée au fil des jours, alors que plusieurs témoignages de citoyens signalent des interpellations brutales et des abus de la part des agents de police. Ces pratiques, qui semblent à la fois indiscriminées et injustifiées, ont poussé le gouverneur à agir rapidement pour endiguer cette situation alarmante. Dans un communiqué de presse signé par son directeur de cabinet, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko a affirmé que « la sécurité des citoyens est une priorité absolue et que tout acte d’abus de pouvoir sera traité avec la plus grande rigueur ».
Le gouverneur a instruit le maire de Kananga d’initier des mesures immédiates visant à mettre fin à ces comportements abusifs au sein des forces de sécurité. Cette décision fait suite à un certain nombre de réunions avec des représentants de la société civile, des organisations de défense des droits de l’homme et des leaders communautaires, qui ont exprimé leur profonde inquiétude et leur indignation face à ces violences.
Le gouverneur a également souligné l’importance d’instaurer un climat de confiance entre la population et les forces de l’ordre, insistant sur le fait que le rôle de la police est de servir et de protéger les citoyens, et non de les intimider ou de les maltraiter.
Le chef de l’exécutif provincial insiste sur le fait que le maintien de l’ordre public ne doit en aucun cas se traduire par des actes de violences ou d’intimidation à l’encontre des gagnepetits qui se battent pour la survie de leurs familles.
Félix Mulumba Kalemba