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Je suis Bunagana !
Que de sujets à se mettre sous la dent ! Rien que cette semaine qui arrive à son crépuscule, il y a les suites du feuilleton « Maman Marie alias Union salité« . La réplique de notre « Fatshi national » a eu pour effet inattendu de faire entrer cette quasi septuagénaire dans le cercle des célébrités du pays. Ironie du sort, le Président, qui a fait de la promotion du genre son cheval de bataille, vient d’assurer, bien malgré lui, l’ascension d’une opposante venue de nulle part.
Imaginer « Maman Marie » en conférence de presse ne relèverait plus d’une fable. Apprendre demain que cette désormais « mère courage« – aux yeux de certains- est candidate aux législatives ne serait plus de l’ordre des prophéties auxquelles les Congolais prieurs devant l’Eternel sont accrocs. Et, qui sait, la prime à la bravoure et même à la bravade aidant, retrouver « Maman Marie » au perchoir de l’Assemblée nationale à la cime du bureau d’âge. Remise et reprise en perspective avec…Mboso, son ennemi intime ? Trêve de fiction politique ou de politique fiction.
En tout cas, le feuilleton « Maman Marie alias Union salité » ne charrie pas que le côté « novelas » ou « maboke » dont raffolent les Kinois. Dans la foulée de cette série à succès, un vieux concept coupe-gorge que l’on croyait même grabataire a pris, soudain, un coup de jeune: outrage au chef de l’Etat.
Comble de paradoxe, cette infraction, qui flirte avec le crime de lèse-majesté d’un autre âge, est remise au goût du jour par un pouvoir qui, dans son passé très récent d’opposition, était sinon scotché du moins abonné à ce qui passait pour un péché mignon des opposants depuis les années Mobutu !
Toujours est-il que, dorénavant, il faudra apprendre à tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler. D’autant que la frontière entre critique et outrage dépend de celui qui la trace. Autant dire qu’elle est ténue. Comme exactement dans l’Est de la RDC où les frontières sont devenues à géométrie variable. Illustration avec Bunagana qui est, depuis juin de l’année en cours, sous cure du « médecin sans frontières » en chef des grands lacs Dr Paul Kagamé. Une drôle de cure qui consiste à curer et écumer cette bourgade stratégique rd congolaise de toutes ses ressources.
Alors, que les suites du « feuilleton Maman Marie« , la libération provisoirement définitive ou définitivement provisoire de François Beya, ou encore l’assignation à résidence sans piscine de Jean-Marc Kabund pour qu’il ne nage plus jamais ne nous fassent pas oublier Bunagana. José NAWEJ