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Intox, faux agents, embouteillages ,marchés pirates… : Kilimbalimba annonce des sanctions sévères
Face aux folles rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux sur la présumée infiltration de Rwandais dans la capitale rd-congolaise, le commissaire divisionnaire adjoint de la Police nationale congolaise (PNC), Blaise Kilimbalimba, a appelé la population kinoise à la vigilance et à ne pas céder à la désinformation.Cette recommandation a été faite en marge d'une parade de réarmement moral organisée hier, lundi, à l'Esplanade du Palais du Peuple. Hormis cette fausse information, il a abordé plusieurs problématiques sécuritaires et annoncé des mesures strictes contre certaines pratiques illégales.
S'adressant aux policiers réunis devant le temple de la démocratie, le chef de la police de Kinshasa a insisté sur l'importance de ne pas tomber dans le piège de l'ennemi, qui utilise la désinformation comme une arme de guerre psychologique.
" L'ennemi sait qu'il ne peut pas nous vaincre sur le terrain militaire, alors il s'attaque à nos esprits. Il utilise les rumeurs et la manipulation pour semer la panique. Nous devons être vigilants et ne pas relayer des informations non vérifiées ", a déclaré Blaise Kilimbalimba.
Pour illustrer son propos, il a évoqué les récentes rumeurs faisant état de la présence de présumés Rwandais au Stade des Martyrs de Kinshasa.
" Ces informations sont fausses et visent à déstabiliser notre population. Nous avons lancé un avis de recherche contre les auteurs de ces intoxications. La guerre psychologique est une arme redoutable, mais nous devons lui opposer la vérité et la lucidité ", a-t-il martelé.
Interdiction des fouilles des téléphones
Le commissaire divisionnaire adjoint a dénoncé avec fermeté la pratique de fouiller les téléphones des citoyens sous prétexte de chercher des "mauvaises images " liées au conflit dans l'Est du pays.
" Mais comment peut-on attribuer des mauvaises images au propriétaire d'un téléphone comme si c'était lui qui les avait créées ? C'est absurde ! Ces images circulent via les réseaux sociaux, et ce n'est pas une infraction de les recevoir. Personne n'a le droit de fouiller les téléphones des paisibles citoyens dans la rue ", a-t-il rappelé.
Il a précisé que seules les autorités compétentes peuvent effectuer ces vérifications, et uniquement dans le cadre d'une enquête ciblée.
" S'il faut le faire, il y a des services attitrés et cela doit être encadré par la loi. Cette pratique illégale doit cesser immédiatement ", a-t-il insisté.
Des mesures contre l'incivisme routier et les embouteillages
Le chef de la police de Kinshasa a également mis en garde contre l'incivisme routier des automobilistes, qui contribue aux embouteillages monstres dans la capitale.
" Nous voyons tous les jours des conducteurs qui ne respectent pas le code de la route. Ce phénomène ne peut plus continuer. À partir d'aujourd'hui, nous allons appliquer des sanctions strictes contre tous les récalcitrants, y compris les chauffeurs des autorités qui se croient au-dessus des lois", a-t-il prévenu.
Dans la foulée, Il a annoncé la mise en place de quittances officielles pour le paiement des amendes.
" Désormais, toutes les amendes seront payées soit à la DGRAD, soit à la DGRK. Il n'y aura plus de paiements informels sur la route. La loi doit être respectée par tous", a-t-il ajouté.
Le commissaire divisionnaire adjoint a également dénoncé la prolifération des marchés pirates à Kinshasa, pointant du doigt l'inaction de certains policiers.
" Nous ne pouvons pas continuer à voir nos routes et nos trottoirs envahis par des marchés anarchiques. Nos forces de l'ordre doivent agir et faire respecter la loi. Je préviens tous les agents : ceux qui ne feront rien seront sanctionnés ", a-t-il averti.
Il a aussi fustigé la résurgence du phénomène "Bureau Deux ", où de faux agents de sécurité terrorisent les citoyens.
" Il n'y a pas longtemps, nous avons interdit ce mouvement à Kinshasa. Mais aujourd'hui, il est de retour. Certains policiers profitent de la psychose liée à la guerre dans l'Est pour harceler la population et lui faire croire que le gouvernement est incapable d'assurer sa sécurité. C'est inacceptable !", a-t-il dénoncé.
Mis en garde contre les faux documents
Enfin, le chef de la police a mis en garde contre l'usage de faux documents par certains agents de l'ordre pour extorquer de l'argent aux citoyens.
" Commandants ! Il faut mettre fin à cette pratique immédiatement. On ne peut pas ramasser des rumeurs venant du front, les transformer en infractions fictives et utiliser de faux documents pour tracasser les Kinois. Certains agents le font en complicité avec des personnes malintentionnées. Cela doit cesser ", a-t-il ordonné.
Il a demandé à ses unités de travailler avec rigueur pour restaurer la confiance entre la population et la police.
" Nous devons être des protecteurs, pas des oppresseurs. La police est là pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, et non pour terroriser ceux que nous sommes censés protéger ", a-t-il fait savoir.
Le commandant de la police de Kinshasa a insisté sur l'importance des valeurs morales et du sens du devoir dans l'exercice de leur mission. Selon lui, la réputation et le respect d'un pays passent en grande partie par la discipline et l'exemplarité de ses forces de l'ordre et de sécurité.
" La République démocratique du Congo a besoin du patriotisme, elle a besoin de la conscience morale, elle a besoin de notre intégrité morale. La République a besoin de nos bonnes valeurs pour qu'elle soit respectée. Nous, policiers, avons un rôle à jouer lorsqu'il s'agit de faire respecter notre pays comme on respecte d'autres nations. Ce sont les forces de l'ordre, de défense et de sécurité qui assurent cette mission, bien entendu avec l'appui de notre papa qui demeure la politique", a-t-il déclaré avec conviction.
Le commissaire Kilimbalimba a rappelé que le comportement des forces de l'ordre reflète directement l'image du pays, tant auprès de ses citoyens que vis-à-vis de la communauté internationale. Il a ainsi exhorté les policiers à adopter une conduite exemplaire, basée sur le respect des lois et des citoyens, afin de redonner confiance à la population et de renforcer la crédibilité de l'État.
"Un policier intègre est un policier qui inspire le respect. Nous devons être des modèles de discipline et d'honneur, car c'est à travers nous que le monde juge notre pays", a-t-il martelé.
Un appel à la responsabilité et à l'unité nationale
Face à des tensions sécuritaires, notamment avec la situation préoccupante dans l'Est du pays, le commissaire Kilimbalimba a insisté sur l'importance de l'unité nationale et de la cohésion entre les forces de sécurité et la population. Il a exhorté ses troupes à toujours mettre l'intérêt du pays au-dessus des considérations personnelles et à ne jamais céder aux manipulations ou aux influences extérieures visant à fragiliser la nation.
" Nous avons la responsabilité de défendre et de protéger notre pays. Ce n'est qu'en étant unis et en restant fidèles aux valeurs de la République que nous pourrons bâtir un État fort et respecté ", a-t-il conclu.
Christian-Timothée MAMPUYA