Dernière minute
Société
L'accès à la terre, au financement agricole et aux infrastructures figure parmi les enjeux soulevés lors du lancement, jeudi 15 octobre à Kinshasa, de la quinzaine consacrée à la Journée internationale de la femme rurale. A cette occasion, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Le projet de loi relatif aux droits d'auteur et aux droits voisins en République démocratique du Congo a été révisé au terme de sept jours de travaux d'une commission interministérielle, clôturés…
Étranger
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, a présidé, vendredi 04 Joumada 1er 1448 H correspondant au 16 octobre 2026, au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de nomination des membres du…
Nation
L'atelier de perfectionnement des éducateurs d'académies de football congolaises s'est poursuivi, hier mercredi 14 octobre au stade Tata Raphaël, à Kinshasa. Au menu de la deuxième journée, le…
Interdiction de circulation des motards à Gombe : La décision est foulée aux pieds
Pourquoi prendre des mesures qu’on ne peut pas faire appliquer ? Il y a peu de jours, une décision a été prise par les autorités de la ville de Kinshasa interdisant aux conducteurs des motos communément appelés wewa de circuler dans la commune de la Gombe. Quelques heures après l’annonce de ladite mesure, ces motocyclistes ont été aperçus, non pas seulement dans n’importe quel coin de cette municipalité, mais aussi sur le boulevard du 30 Juin, la plus grande et principale artère de la capitale rd congolaise.
Le boycott de cette instruction des autorités a suscité pas mal de commentaires de la part de l’homme de la rue. Les uns et les autres s’étonnent de l’impuissance de nos dirigeants, qui sont incapables de faire respecter des décisions qu’ils prennent de plein droit.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle décision est prise sans qu’elle ne porte des fruits attendus. Cet échec prouve que les motards n’ont pas été suffisamment sensibilisés et éclairés sur le bien-fondé de cette prise de position de l’autorité. Car, s’il leur était expliqué que cette mesure vise avant tout leur propre sécurité dans une commune à forte affluence, ils auraient vite compris et obtempéré sans atermoiements.
Les dirigeants de notre pays, à quelque niveau qu’ils se trouvent, doivent se comporter de manière à se faire obéir par ceux qui sont sous leurs responsabilités. Pour ce, ils sont appelés à prendre des dispositions qui s’imposent de sorte que l’application de leurs décisions ne souffre d’aucune faille. Il en va ainsi de leur crédibilité et honneur. Au cas contraire, ils seront considérés comme les dindons de la farce et ridicules aux yeux de l’opinion.
Pour revenir sur le cas qui nous concerne, il existe d’autres décisions qui ont été prises avant celle qui fait l’actualité en ce moment, mais qui ont été boycottées sans une réaction musclée de l’autorité. C’est le cas notamment du port des casques, une mesure pourtant salutaire, et le paiement obligatoire des plaques d’immatriculation.
Le cas des motocyclistes n’est pas l’unique. Il y a peu, il a été interdit aux camions remorques de circuler avant 22 h. Cette instruction n’a même pas connu un début d’exécution. Aussitôt annoncée, aussitôt rejetée. La suite c’est le silence radio de la part des autorités. Pourquoi alors se comporter ainsi dès lors qu’on sait qu’on n’a pas la force mentale d’affronter des gens qu’on dirige ?
En dépit de cette indolence de nos autorités, il ne faut pas que les Congolais en profitent pour se comporter comme des hors-la-loi comme si nous étions dans un non État. Tout citoyen doit se comporter conformément aux lois du pays, en âme et conscience sans aucune pression extérieure. Le patriotisme ne se proclame pas, il se vit. Que ceux qui se disent pro tel ou pro tel nous le prouvent par des actes. Ne pas respecter les décisions de l’autorité c’est l’humilier quand bien même l’on chante le djalelo à son honneur. Muke MUKE