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Guerre dans l’Est : Tous abonnés à une approche politicienne !
Les Congolais peuvent prendre leur mal en patience. Ceux habitant les Kivu peuvent même faire contre mauvaise fortune bon cœur. Cette leçon d’ascèse n’émane pas de Zénon, philosophe grec présocratique héraut du stoïcisme. Cette version revue et corrigée du « subiri » cher à la kabilie est signé Martin Fayulu.
Le leader de l’Ecidé déclare à la ville et au monde qu’une fois au pouvoir, il mettra fin à la guerre qui sévit dans l’Est de la RDC. Pas la peine d’être un crack en exégèse pour en déduire de cette affirmation que le candidat légendaire à la présidentielle de 2018 détient la solution à la tragédie qui étreint la RDC voici un quart de siècle.
Alors, un grand ouf de soulagement ! Alléluia ! Pas si vite. Cette « potion magique » n’est pas applicable hic et nunc. Elle est assortie d’une condition. A savoir que les Congolais remettent via les urnes les clés du Palais de la nation et de la Cité de l’Union africaine à l’inventeur de l’antidote à la guerre.
Encore un peu plus d’un an de supplice avant la délivrance. Et si d’aventure, Martin Fayulu n’est pas élu, le calvaire des Congolais va continuer.
Exit cette ironie de mauvais goût. Au demeurant, la guerre est une chose trop atroce pour être soluble dans cet exercice. Reste que la dialectique du leader de l’Ecidé illustre l’approche purement politicienne du défi existentiel que pose le cycle infernal de la guerre dans l’Est de la RDC. Cette réponse conjoncturelle et opportuniste faite de postures est, hélas, très largement partagée par la classe politique d’hier et d’aujourd’hui. D’où la difficulté pour les hommes politiques de parler d’une même et seule voix par rapport à une menace collective qui, par nature, se moque de bords politiques.
S’il est une cause où l’Union sacrée de la Nation, concept passablement galvaudé, démonétisé, éculé… pouvait connaître une seconde vie ; c’est bien la guerre géopolitique que mène contre la RDC la constellation de forces extérieures drapées dans des rébellions de témoignage. Voilà que nenni.
Sur tout l’échiquier politique, on chante « soutien aux FARDC » sans la moindre traduction politique de cet appel patriotique. Aucune concertation entre le chef de l’Etat et les leaders de principales forces politiques. Encore moins aucun signal d’une classe politique unie autour de l’essentiel qu’est en l’occurrence la défense de l’intégrité territoriale.
On en oublie même que ce pays compte un président en exercice et son prédécesseur direct qui, plus est, a été confronté, au même défi ! Tout se passe comme si chacun des acteurs préférait son parti à la patrie.
Face à ce « drôle de chacun pour soi et les vaillantes FARDC pour tous« , serait-ce un peu fort de café que d’emprunter le chiasma en paraphrasant Karl Marx et Pierre-Joseph Proudhon avec cette formule « politique de la misère et misère de la politique » ? José NAWEJ