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Gouvernement d'union nationale: le Pr Matumweni propose 26 ministres, sans vice-ministres
Depuis l'annonce par le président de la République, Félix Tshisekedi, de la formation imminente d'un gouvernement d'union nationale ou de cohésion nationale - c'est selon -lors de sa toute dernière sortie médiatique, le samedi 22 février, les batteries des matières grises n'ont pas longtemps attendu pour présenter leurs propositions sur la taille notamment de cette équipe gouvernementale. Parmi ces têtes pensantes, le professeur Jean-Claude Matumweni dont nous avons apprécié les idées qu'il a rendues publiques sur sa page Facebook. Celui-ci croit avoir réfléchi "à haute voix" et "pense qu'il n'est pas interdit à ceux qui n'ont pas la signature de réfléchir" Des courtes réflexions présentées sous forme des propositions du reste très profondes. Si profondes et si pertinentes qu'elles nous poussent à les exploiter.
Le professeur Matumweni Makwala esquisse quelques idées devant permettre à ce gouvernement d'union nationale de répondre aux attentes des Congolais qui sont à la peine depuis des décennies. Cette équipe gouvernementale, souhaite Jean-Claude Matumweni, doit être "efficace et sans suspicion de partage de postes dans un contexte de crise multiforme". Il en avance quelques critères.
Le Pr Matumweni Makwala propose que ce gouvernement comporte 26 ministres qui représenteraient chacun une province. Une disposition qui éviterait par consequent un "risqué de surreprésentation d'une province (sous-entendu d'une tribu) au détriment des autres". Une réalité vécue malheureusement pendant le premier mandat et la première année du second du président Félix Tshisekedi. Ce qui n'était pas sans frustrer les provinces ou tribus sous représentées. En effet, argumente le professeur de l'Université des sciences de l'information et de la communication (Unisic) ex-Ifasic, "les compétences dans tous les domaines se trouvent dans toutes les provinces, dans les partis, dans la société civile et chez les "indépendants".
Jean-Claude Matumweni suggère qu'il n'y ait "pas de frais d'installation pour ceux qui ont été membres des trois derniers gouvernements: Ilunga, Sama et Suminwa. Même pour les nouveaux, les frais doivent être raisonnables".
La taille de ce gouvernement devant être réduit, il s'inscrit en faux contre la présence "des vice-ministres" "Pas de vice-ministres. Les ministres travaillent directement avec les secrétaires généraux, qui font office de vice-ministres, avec une prime raisonnable".
On pourrait également proposer que la taille des cabinets ministériels dudit gouvernement ne puisse aller au-delà un certain nombre de conseillers et services d'appoint. Le gouvernement gagnerait en dépenses si les ministres pouvaient recourir aux directeurs de l'Administration en matière d'expertises dont il pourrait avoir besoin.
Dans tous les cas, il est nécessaire que le chef de l'Etat ainsi que le chef du gouvernement concrétisent ce qui est devenu pratiquement un simple slogan: la rééducation du train de vie des institutions. A tous les niveaux. Kléber KUNGU